Le Prince de la Concorde: La vie lumineuse de Jean Pic de la Mirandole PDF

Jean Pic le Prince de la Concorde: La vie lumineuse de Jean Pic de la Mirandole PDF la Mirandole, Galerie des Offices. Jeune héritier d’une fortune considérable, il eut le loisir d’étudier et de voyager à sa guise, et consacra sa vie au savoir. Lorsqu’il écrit l’Oratio de hominis dignitate, qui aurait dû introduire ses Neuf cents thèses philosophiques, théologiques et cabalistiques, Pic de la Mirandole a vingt-quatre ans. Quand sa mère meurt subitement deux ans plus tard, Pic renonce au droit canonique pour entreprendre des études de philosophie à l’Université de Ferrare.


Découvrez la formidable existence de l’humaniste Jean Pic de la Mirandole

La biographie romancée de Catherine d’Oultremont se déroule dans le respect scrupuleux des grandes étapes de ce que fut la vie de Jean Pic de la Mirandole : sa quête incessante du savoir qui va le conduire dans toutes les grandes universités et les plus célèbres centres d’études d’Italie, où il rencontrera les plus grands maîtres des plus grandes écoles de pensée de l’époque.
À travers ce roman, nous découvrons en autant de vignettes variées et diverses les foyers les plus vivants de la Renaissance italienne du XVe siècle, avec en arrière-plan les tensions géopolitiques de cette tumultueuse et brillante Italie.  

Ce roman devient ainsi une belle et vivante introduction à cette période fascinante que fut la Renaissance, d’où allait sortir notre modernité.  

CE QU’EN PENSE LA CRITIQUE 

-« La fantaisie que permet la fiction a donné à l’écrivain toute la fantaisie voulue pour nous donner un vrai roman, qui enchante le lecteur et pique la curiosité de celui-ci envers la musique, l’histoire et la ville de Naples qu’entrelace avec style celle à qui l’on doit déjà une vie lumineuse de Pic de la Mirandole. » – Espace livres


À PROPOS DE L’AUTEUR 

Catherine d’Oultremont, née en 1955, passe son enfance et sa jeunesse en Catalogne avant de s’établir en Belgique. Elle vivra toutefois plusieurs années en Italie, où s’affirmera sa passion pour la Renaissance italienne. De formation artistique, autodidacte en matière de philosophie, Catherine d’Oultremont apporte sa contribution à des revues d’études traditionnelles et philosophiques. Le Prince de la Concorde est son premier roman. Mais quel roman !

EXTRAIT 

Ami Lecteur,

Si j’ai souhaité écrire ce roman, ce n’est pas seulement parce que la vie ardente du Comte de la Mirandole à une époque charnière de l’histoire m’y a poussée, mais surtout parce que le rayonnement de sa vie intérieure et la découverte de sa philosophie unitive m’ont profondément marquée.
Beaucoup d’encre a déjà coulé à propos de ce prince de la Renaissance. Mais comment ne pas s’intéresser à cette étonnante figure, à la fois attachée à la tradition des Anciens et terriblement d’avant-garde pour son époque ? Frances Yates, l’une des historiennes les plus remarquables de la Renaissance, écrit à propos de cet homme qui joua un rôle de pivot entre le Moyen Âge et les temps modernes : « Il est difficile de surestimer l’importance capitale de Pic de la Mirandole dans l’histoire de l’humanité. Il fut le premier à revendiquer avec audace une nouvelle place pour l’homme en Occident… »
 

De 1480 à 1482, il poursuit ses études à l’Université de Padoue, un centre majeur de philosophie aristotélicienne en Italie. Il passe les quatre années suivantes à fréquenter les centres humanistes d’Italie. En 1486, de retour à Florence, il fait la connaissance de Laurent de Médicis et de Marsile Ficin, le jour même où ce dernier termine sa traduction en latin des œuvres de Platon, sous le patronage enthousiaste de Laurent. Tous deux sont subjugués par le charme de Pic. Florence vers 1490, estampe, Chroniques de Nuremberg, 1493. Pic part pour Rome, avec l’intention de publier ses 900 Thèses et d’organiser une rencontre où des érudits de toute l’Europe pourront en débattre. Mais en chemin, lors d’une halte à Arezzo, il s’embrouille dans une affaire amoureuse avec l’épouse d’un des cousins de Laurent de Médicis.

Cela lui coûte presque la vie. Pic passe plusieurs mois à Pérouse et à Fratta, située tout près, où il se remet de ses blessures. C’est là, comme il l’écrit à Ficin, qu’il découvre  certains livres qui, par une divine providence, me sont tombés entre les mains. C’est encore à Pérouse que Pic s’initie à la mystique juive de la Kabbale, qui le fascine, tout comme les derniers auteurs classiques de l’Hermétisme, tel Hermès Trismégiste. Pic se proposait toujours de faire le tour complet d’un sujet et de le considérer autant que possible sous plusieurs angles, afin de s’en faire une idée qui fût le plus conforme possible à la réalité. Pic fondait ses idées principalement sur Platon, tout comme son maître Ficin, mais il gardait un profond respect pour Aristote.

De même, Pic pensait qu’une personne instruite devait aussi étudier les sources hébraïques et talmudiques, ainsi que l’Hermétisme, parce qu’il était convaincu qu’elles présentaient, en d’autres mots, la même image de Dieu que l’Ancien Testament. Il termine son Discours sur la dignité de l’homme, qu’il se propose d’annexer à ses 900 Thèses, puis il se rend à Rome pour donner suite à son projet de les défendre. Il les fait publier à Rome en décembre 1486 sous le titre Conclusiones philosophicae, cabalasticae et theologicae et offre de défrayer les dépenses de tout érudit qui viendrait à Rome pour en débattre publiquement. En février 1487, le pape Innocent VIII interdit le débat proposé, et charge une commission de vérifier l’orthodoxie des thèses.

Bien que Pic réponde aux accusations dont elles font l’objet, treize d’entre elles sont condamnées. L’un des détracteurs de Pic soutient même que  Kabbale  est le nom d’un auteur impie hostile à Jésus-Christ. Pic s’enfuit en France en 1488, où il est arrêté par Philippe II de Savoie, à la demande du nonce apostolique, et emprisonné à Vincennes. Pic est profondément ébranlé par cette expérience.