Lecture et dyslexie : Approche cognitive PDF

L’efficacité de la lecture dépend de deux voies de traitement de l’information, qui coexistent et se complètent mutuellement : l’identification des signes ou mots écrits et l’accès au son de ces éléments. Lecture et dyslexie : Approche cognitive PDF’autres troubles sont possibles : alexie, hyperlexie, troubles de la compréhension, etc.


Dans les sociétés industrialisées, la maîtrise de la lecture est une condition essentielle d’intégration sociale, culturelle et économique. Devant de tels enjeux, il paraît primordial de comprendre les processus fondamentaux qui sous-tendent l’apprentissage de la lecture et les raisons pour lesquelles certains enfants n’arrivent pas à bien apprendre à lire. Réunissant les connaissances actuelles sur l’apprentissage de la lecture, ses difficultés spécifiques (la dyslexie) et la lecture experte, cet ouvrage apporte les éclairages les plus récents des recherches de la psychologie cognitive dans ce domaine. Théorique, il fournit aux chercheurs, aux étudiants, aux enseignants et à tous les praticiens au contact d’enfants apprentis lecteurs ou d’enfants dyslexiques, une synthèse des données obtenues à travers le monde et dont l’accès reste souvent difficile. Cet ouvrage offre également un aspect pratique puisqu’il intègre des informations relatives à l’évaluation de la lecture (dépistage et diagnostic), à la prévention et à la remédiation des difficultés de lecture

Une aire cérébrale dédiée à la reconnaissance des mots ? Articles détaillés : Apprentissage de la lecture et Enseignement de la lecture. Jeunes filles de 10 et 12 ans dans une école de Mirmur-Dhaka, Bangladesh. La première étape dans l’acquisition de la lecture est dite logographique ou préalphabétique. Durant cette période, l’enfant âgé de cinq ans ou moins ne sait pas encore lire mais réussit tout de même à identifier certains mots en se basant sur des indices visuels tels que l’environnement et la forme graphique du mot. La dernière étape est la phase alphabétique consolidée ou phase orthographique. Durant cette période, une nouvelle procédure de lecture plus rapide et moins coûteuse cognitivement se développe chez l’enfant, lui donnant ainsi la possibilité de lire un mot sans passer par sa forme phonologique.

La lecture pose un paradoxe sur le plan de la neurobiologie. Chez tous les individus, dans toutes les cultures du monde, les mêmes régions cérébrales interviennent dans la lecture, et les mêmes contraintes caractérisent les systèmes d’écriture. Cette théorie suppose qu’un réseau de neurones à la base impliqué dans la reconnaissance visuelle générale serait sollicité durant la lecture et se spécialiserait graduellement dans la reconnaissance des lettres au cours de l’apprentissage. Ce réseau de neurones situé au niveau de la voie ventrale occipito-temporale gauche, également surnommé aire de la forme visuelle des mots, s’active par défaut lors de la reconnaissance de visages, d’objets et de formes géométriques. L’aire de la forme visuelle des mots stockerait également toutes les informations concernant l’importance de l’ordre des lettres dans un mot, les combinaisons de lettres possibles et impossibles dans notre langue ainsi que leur fréquence. Une atteinte à cette région à la suite d’une lésion rend d’ailleurs la lecture totalement impossible. La lecture d’un mot exige plusieurs étapes de traitement : l’extraction visuelle des traits des lettres composant le mot ainsi que le codage orthographique, phonologique, morphologique et sémantique.