Les Addictions PDF

L’addiction, ou dépendance, les Addictions PDF assuétude, est une conduite qui repose sur une envie répétée et irrépressible de faire ou de consommer quelque chose en dépit de la motivation et des efforts du sujet pour s’y soustraire. Cette addiction est dite grave, si son sevrage entraîne de la violence ou de l’agressivité. Les problèmes engendrés par une addiction peuvent être d’ordre physique, psychologique, relationnel, familial et social. En psychanalyse, le terme d’addiction est utilisé de manière plus large dans la mesure où il relève plus d’une attitude intrapsychique, d’un mécanisme, plutôt que des moyens pour y satisfaire.


 » Il y a les drogues douces et les drogues dures  »  » Son addiction est due à ses fréquentations  »  » Etre se addict, ce n’est qu’une expression à la mode  »  » L’addiction au travail, ça n’existe pas  »  » Fumer du cannabis rend schizo  »  » Les traitements de substitution, c’est de la drogue aussi  »  » Si tu n’as aucune volonté de t’en sortir, tu seras toujours addict « …

Des mécanismes parallèles peuvent intervenir dans les déterminants comme celui d’une anorexie mentale. Le terme d’addiction exprime une absence d’indépendance et de liberté, donc bien un esclavage. Ce dernier avait alors le droit de disposer entièrement de sa personne comme d’un esclave. Ainsi, être addicté était au Moyen Âge une obligation d’un débiteur qui ne pouvait rembourser sa dette autrement à payer son créancier par son travail à la suite d’une ordonnance d’un tribunal.

Ce terme est un anglicisme qui est utilisé depuis quelques années comme équivalent du mot dépendance et même de toxicomanie. C’est de cet état primordial qui aurait mal évolué que dériveraient les  addictions . Le sevrage est un syndrome apparaissant chez un dépendant lorsqu’il ne peut consommer la dite substance. Le terme dépendance ne doit pas être confondu avec le terme addiction. La dépendance est un des facteurs servant à évaluer la dangerosité des produits psychoactifs. Elle s’estime par l’énergie dépensée pour parvenir à l’abstinence et par les efforts déployés pour se procurer le produit. Elle se manifeste par l’apparition d’au moins trois des signes ci-après sur une période d’un an.

Tolérance et sevrage constituent la dépendance physique, et ne recouvrent que deux critères sur sept. Il est donc possible d’être dépendant au sens du DSM sans avoir développé de tolérance physique. La dépendance est une maladie chronique du cerveau, un syndrome qui va au-delà d’un problème comportemental lié à l’excès de drogues, d’alcool, de jeux, de sexe ou de nourriture, etc. La dépendance à un produit est une dépendance psychique mais souvent physique qui pousse le corps à réclamer l’absorption d’un produit le plus rapidement possible. La dépendance affective fait partie des addictions sans substances. Il s’agit d’une organisation psychique conduisant à placer l’autre comme source de sa dépendance. Longtemps considérés comme un trait de caractère marqué par l’absence de volonté, les mécanismes psychiques de l’addiction sont maintenant mieux connus et l’on commence à distinguer de mieux en mieux les centres du cerveau impliqués par la dépendance même si ces recherches restent très complexes à interpréter.

Les gènes précisément en cause, leur rôle et leur nombre restent toutefois à déterminer. Ces facteurs génétiques interagissent avec de nombreux facteurs environnementaux dans le déterminisme des addictions, processus étudié au travers du domaine de l’épigénétique. De nombreuses théories psychiques, neurologiques et biologiques tentent d’expliquer les mécanismes de l’addiction et celui des dépendances. L’explication simple du cycle défini par la régulation d’endorphines internes et externes est insuffisante et dépassée.

Toutefois, ces mécanismes sont susceptibles d’être modulés par de nombreux autres. Le traitement vise l’abstinence pour le dépendant à l’alcool. L’apparition du SIDA et la nécessité de lutter contre sa propagation entraînent le traitement des héroïnomanes dans le champ médical des épidémies. Jusqu’à l’apparition et la reconnaissance de l’importance du SIDA et de sa propagation par le partage de matériels d’injection, les traitements de la toxicomanie furent l’objet de nombreuses controverses. L’apparition du SIDA va favoriser la mise en place de méthodes visant à limiter la transmission du virus, reléguant au second plan la question et la signification psychologique et sociale de la toxicomanie. Ces deux approches sont à l’origine d’une controverse parfois virulente. La plupart des pays ont établi une planification des soins souvent surtout basés sur des mesures législatives plus ou moins répressives et des grandes campagnes d’information et de prévention.

Elles perdent alors tout effet psychoactif. Il s’agit d’un modèle thérapeutique qui a été mis en place aux États-Unis au début des années 1950. Cette approche vise à prendre en charge les personnes dépendantes dans leur globalité. Ils sont nombreux et varient autant que les points de vue et références théoriques qui les sous-tendent.

Le potentiel addictogène du produit, appelé aussi pouvoir addictogène ou pouvoir addictif est la capacité de ce produit d’induire une pharmacodépendance. Bien que le terme addiction soit souvent utilisé comme synonyme de dépendance, il existe en réalité une nuance entre ces deux concepts. Cette nuance permet, par exemple, de distinguer les situations problématiques réelles lors de traitements médicamenteux prolongés par certains médicaments addictogènes. Le phénomène addictif : mieux le connaître pour mieux le combattre , sur senat. La  cyberdépendance  ou  addiction aux jeux vidéo  existe-t-elle ? L’anorexie, une addiction au plaisir de maigrir , sur sciencesetavenir. Feldmann : les addictions  , sur armand-colin.

Eric Loonis, Notre cerveau est un drogué, vers une théorie générale des addictions, Presses Universitaires du Mirail, 1997, 274 p. Pascal Silvestre,  Bigorexie, lorsque le sport devient addiction , sur runners. Vénisse,  Médecine et addictions : peut-on intervenir de façon précoce et efficace ? Progress in Neuro-Psychopharmacology and Biological Psychiatry, Volume 45, 1er août 2013, Pages 223-229.