Les Bacteries de l’Extrême PDF

ADN polymérase est utilisée pour la les Bacteries de l’Extrême PDF de polymérisation en chaîne. Ils ne sont à ce jour représentés que par des procaryotes, quelques bactéries et surtout Archaea.


La surface terrestre montre une immense variété de faciès, et de nombreux environnements dépourvus de plantes et d’animaux. En effet, la température peut y être très basse ou très élevée, l’acidité ou l’alcalinité maximales, l’eau saturée en sels. Et que dire des profondeurs des continents, des océans et des roches qu’ils recouvrent, où la lumière et l’oxygène disparaissent, tandis que la pression atteint des valeurs énormes.

Tous ces environnements ne sont pourtant pas inhabités ! Ces vingt dernières années, les biologistes y ont découvert des micro-organismes, qualifiés d’extrêmophiles, et dont on ne connaît pas encore toutes les* limites physiologiques ou géographiques.

L’étude de ces extrêmophiles actuels peut-elle nous aider à comprendre… l’émergence de la Vie sur la Terre primitive ? D’autres planètes, dans le Système Solaire, ou au-delà, n’offrent-elles pas des conditions environnementales proches de celles qui ont permis (dans le passé ou de nos jours) une Vie extrêmophile ?

«Les découvertes récentes sur Terre des extrêmophiles – des organismes qui peuvent survive dans des conditions extrêmes de froid ou de chaleur d’acidité ou d’alcalinité, de sécheresse prolongée, d’absence de lumière, voire de fortes radiations -montrent que les formes de vie sont remarquablement résistantes.»

Daniel Prieur Microbiologiste. Professeur des Universités Honoraire, a enseigné la microbiologie à l’UFR des Sciences et Techniques et à l’Institut Européen de la Mer (IUEM) à l’Université de Bretagne Occidentale (UBO), Brest, France. Ancien co-fondateur et Directeur du laboratoire de Microbiologie des Environnements Extrêmes (UMR 6197, CNRS, Ifremer, Université de Brest).