Les cadets de Saumur : Juin 1940 PDF

Un écuyer professeur à Saumur en 1833. En 1763, Louis XV réorganise la cavalerie française par l’intermédiaire du duc de Choiseul, lui-même piètre cavalier, qui veut créer cinq écoles à Douai, Metz, Besançon, Cambrai et une brigade du Royal Carabinier à Angers. Cette école, gérée et encadrée par le  corps royal des carabiniers , les cadets de Saumur : Juin 1940 PDF accueille les officiers de tous les régiments de cavalerie. 1814, Louis XVIII crée à Saumur l’École d’instruction des troupes à cheval.


19 juin 1940, 0h15 : les élèves aspirants de réserve de la 12e Brigade de Cavalerie scrutent la rive nord de la Loire. Au-delà du pont Napoléon qui commande le centre de Saumur, ils distinguent des masses sombres s’avançant dans un grondement métallique. Au canon de 25, le jeune Paulin Houbé choisit une cible. Derrière lui, le lieutenant Gérard de Buffévent lance :  » Feu !  » Houbé tire. A deux cents mètres, le premier blindé allemand flambe sous la lune. L’avant-garde de la ire Kavallerie Division se heurte à la première résistance sérieuse depuis le 10 mai. Les cadets de Saumur entrent ainsi dans la légende. L’île de Gennes, la ferme d’Aunis, le pont de Montsoreau, Bressuire vont marquer jusqu’au 22 juin ces combats menés par 550 élèves aspirants de la prestigieuse école de cavalerie, leurs camarades du Train, de Saint-Maixent, et par des éléments dispersés, dragons, tirailleurs, enfants de troupe. En tout, 2 200 hommes mal armés mais enthousiastes, résolus au sacrifice pour racheter la fuite et la défaite de tant d’autres, pour défendre un front de 40 kilomètres face à deux divisions allemandes. A ces combattants imberbes qu’ils surnommèrent eux-mêmes  » Kadetten « , les cavaliers allemands, soldats de tradition, rendirent les honneurs et la liberté en hommage à leur courage.

1830, avec la disparition de l’École de Versailles, Saumur devient la seule école dépositaire de la tradition équestre française. Son savoir-faire est reconnu dans le monde entier, l’excellence de son art s’exprimant alors dans le Cadre noir, formation dédiée au dressage équestre. Saumur devient ainsi la capitale française de l’équitation. Le monument aux morts commémorant 1914-1918 et 1939-1945. L’école prend son nom actuel le 1er août 2009.

1814 : École d’instruction des troupes à cheval. 1872 : École d’application de la cavalerie. 1929 : École d’application de la cavalerie et du train. 1945 : École d’application de l’arme blindée et de la cavalerie. L’école abritait aussi le Musée des Blindés, aussi appelé le musée Général Estienne, qui a depuis peu droit à ses propres locaux sur les hauteurs de la ville. Aujourd’hui seul le Musée de la cavalerie y est encore présent.