Les cathares, une église chrétienne au bûcher PDF

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Considérez le contenu de cet article avec précaution. Enluminure représentant l’expulsion des habitants de Carcassonne en 1209. Mal, siège des tentations et corruptible, tandis que le paradis procède du principe du Bien, seul Dieu réel, offrant rédemption et élévation spirituelle. Ensuite, en 1164, il compose son Liber contra hereses katarorum largement nourri de citations empruntées au De hæresibus d’Augustin. Eckbert attribue à ces nouveaux  cathares  des croyances manichéennes qui caractérisaient en fait d’autres sectes décrites par Augustin. Monéta de Crémone l’utilise dans Adversus catharos paru vers 1241 puis, quelques années plus tard, Rainier Sacconi compose le Summa de catharis.

De nombreuses autres étymologies ont été proposées, souvent fantaisistes. C’est apparemment Charles Schmidt qui relance l’expression en 1848 avec son Histoire ou doctrine de la secte des cathares ou albigeois. On a longtemps hésité sur les liens entre le catharisme et le bogomilisme. Ces deux doctrines furent considérées alors comme proches du manichéisme, car le clergé romain disposait d’ouvrages de réfutation, notamment ceux d’Augustin, ancien manichéen lui-même. L’hypothèse d’une origine paulicienne se nourrit de l’étude des migrations pauliciennes à la suite de leur défaite à Téphriké et par les rapports entre Alexis Comnène, empereur romain d’Orient, et Raimond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, dont les troupes furent renforcées d’éléments dont certains avaient intégré des combattants pauliciens.

Les réactions des autorités civiles ou ecclésiastiques et des populations expliquent cette géographie du catharisme et sa persistance dans le Midi. Cependant des recherches récentes ont démontré que cette hérésie a été largement instrumentalisée notamment par Raymond V, comte de Toulouse. C’est ce que l’on peut voir dans sa lettre écrite en 1177 au chapitre général de Cîteaux. L’importance de l’hérésie cathare a souvent été exagérée par les premiers écrivains et historiens du catharisme, puis par les mouvements régionalistes les évoquant. Il y a un débat historique pour déterminer si les Giovannali ont une parenté avec les cathares ou non. Certains chercheurs estiment que les Giovannali sont une branche de la dissidence franciscaine sans lien avec le catharisme. Quoi qu’il en soit, ils semblent avoir représenté une menace politique pour le pouvoir local.

Elles ne reconnaissent pas d’autorité supérieure à celle des citoyens, contrairement à l’Église catholique romaine qui possède une hiérarchie avec des prêtres, des évêques et le pape. Cet article ou cette section devrait être synthétisé. Le catharisme ne s’appuie pas sur une théologie puisqu’il considère que Dieu, inconnaissable et non accessible, est absent de ce monde. Guy Lobrichon écrit :  En temps normal, les autorités ecclésiastiques ne songent pas à limiter la diffusion de telles traductions, et les interdisent encore moins. Innocent III, dans une lettre fameuse à l’Église de Metz, ne s’en prend nullement aux traductions de la Bible, mais aux interprétations qui peuvent émaner des conventicules néfastes des hérétiques. Cette interprétation des évangiles est très différente de celle qu’en fait l’Église catholique.

Paul de Tarse, Marcion, Livre des deux principes, rituels, etc. Dieu, appelé le principe Bon, existe de toute éternité et n’aura pas de fin. Il est parfait et son œuvre est parfaite, inaltérable et éternelle. Il est omniscient et tout puissant dans le Bien. Les esprits, appelés anges par simplification, sont de nature divine. Dans le Néant est le principe Mauvais, ou principe du Mal.

Dieu, qui n’a pas de mal en Lui, ne peut connaître ce principe Mauvais, mais celui-ci, ambitionnant d’imiter Dieu, est parvenu à détourner une partie des esprits de la création divine. Cette vision de la constitution de l’univers visible est à la base du mythe de la chute du tiers des anges ou, selon les interprétations, de la troisième partie de leur composition : être, âme, et corps subtil. Introduits dans des corps charnels fabriqués par Lucifer, ces êtres sont différents de l’âme qui est de création maléfique, et qui assure la survie du corps charnel. Les deux principes ne sont pas de même nature et de même puissance. Il ne s’agit donc pas d’un dualisme manichéen, ni d’un dithéisme. Les cathares reconnaissaient un ou deux principes, selon qu’ils étaient  mitigés  ou  absolus . Les cathares absolus pensaient que le principe du Mal ne pouvait trouver son origine dans le principe du Bien.