Les Chemins de l’information : Une autre lecture, niveau 3 PDF

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Sieur de Vaudreuil s’est pareillement réservée en domaine et sur laquelle Isle il y a une maison de pièces sur soles de 25 pieds de long sur 16 pieds de large et environ 5 arpents de terre labourée le reste de la dite Isle étant en bois débout. Le 21 décembre 1752 avant-midi, sieur Joseph Gamelin, marchand bourgeois de Montréal, fondé de la procuration de messire Rigauts Chevalier de Vaudreuil Chevalier de l’ordre militaire de Saint-Louis gouverneur de Trois-Rivières, concède, par contrat passé devant le notaire Jean Baptiste Adhémar de Montréal, à Pierre Cadieux habitant de Vaudreuil une petite isle vulgairement appelée l’Isle de Vaudreuil à raison de 6 livres et 10 sols de cens et rentes seigneuriales foncières. L’Île est reconnue comme un paradis autant par les insulaires que par les visiteurs. La diversité de sa faune et de sa flore fait envie à plus d’un. Son avifaune est tel que l’on n’hésite pas à parler de sanctuaire même si l’Île n’en porte pas le titre officiel. Son milieu aquatique regorge de vie. Des 114 espèces de poissons répertoriées au Québec, 90 vivent dans les eaux du lac des Deux-Montagnes.

Du côté sud-ouest de l’Île, on retrouve une grande variété de plantes aquatiques dont la magnifique Pontédérie. Le lac des Deux-Montagnes a de tout temps été une importante voie de communication. Mais il ne faut pas croire que les voyages étaient toujours de tout repos. Il fallait souvent composer avec les éléments. Passés maîtres dans l’art de naviguer en canot d’écorce, ils empruntaient la rive sud-ouest de la Baie de l’Île Cadieux entre l’île du même nom et Vaudreuil-sur-le-Lac lors de leurs périples. L’Île les protégeait des grands vents. Poirier dont quatre générations ont vécu sur l’île depuis le début du siècle.

Micheline et André Poirier racontent que monsieur Siméon Poirier travaillait comme gardien de phare au début du siècle. André se rappelle d’ailleurs que son grand-père avait, durant une courte période, habité la maison du phare avec sa famille. Celui-ci fut au service de la Ville d’lle-Cadieux pendant près de cinquante ans. Il y a occupé diverses fonctions dont celles de gardien de phare, d’ouvrier, et de chef de police. Madame Maria Poirier, Quant à elle, fut au service de la Ville jusqu’en 1990. Gaspard Poirier et sa femme Maria ont eu trois enfants, tous nés sur l’Île, Gisèle, André et Marcel Poirier. L’aîné, André a été le premier bébé à naître sur l’Île.

A l’époque, les premiers estivants qui désiraient venir passer la fin de semaine à l’Île Cadieux devaient d’abord téléphoner au cultivateur qui allait les cueillir à leur descente du train. Anciennement, tout le matériel devait être transporté en boghée depuis Dorion, puis en bateau depuis la terre ferme jusqu’à l’Île. Dans certains cas, comme le racontait madame Judy Mclntyre, autrefois résidente de l’île, il arrivait même que l’on doive transporter les matériaux par barge depuis Sainte-Anne-de-Bellevue. Ce qu’on avait d’ailleurs du faire lors de la construction de la maison aujourd’hui occupée par Michel et Andrée Trottier. Certes les citoyens de l’Île avaient maintenant un nouveau pont, mais ils trouvaient bien pénible, lorsque la température était mauvaise, d’avoir à parcourir un trajet pouvant aller jusqu’à 1,8 kilomètre pour aller chercher leur « malle » dans les boîtes groupées à l’entrée du pont. C’est pourquoi, dans une lettre adressée au sénateur l’honorable Gustave Boyer et datée du 16 mai, 1924, maître F.