Les cultures physiques et leurs frontières dans le monde contemporain : Essai d’histoire comparée PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Les cultures physiques et leurs frontières dans le monde contemporain : Essai d’histoire comparée PDF colonisation est une expression utilisée dans différents contextes, mais toujours dans le sens du peuplement et de l’occupation d’un espace. Un autre sens est l’action de mise en tutelle d’un territoire moins développé et peu peuplé par les ressortissants d’une métropole. Le but pouvant être de l’occuper et d’en exploiter les richesses.


La modernité occidentale a bouleversé en un temps très bref, à peine un siècle, un paysage planétaire pré-contemporain très divers, traduction d’une géographie culturelle morcelée. Les cultures physiques, « mouvements corporels » enchâssés dans divers espaces-temps normatifs, ont elles aussi connu de significatives transformations. La diffusion du sport, quelle que soit l’analyse historienne défendue, impérialisme ou hégémonie, s’inscrit dans ce processus de globalisation culturelle. Toutefois, depuis plus d’un siècle, poussent aux quatre coins du monde des attentes plus « viscérales » que le simple « souci de soi » qui favorisent le renouveau de cultures physiques pré-modernes ou des usages identitaires du sport. Le besoin profond de sauvegarder ou de retrouver coûte que coûte un lien avec un patrimoine ethno-moteur pré-contemporain au lendemain de la décolonisation ou l’usage du sport pour ré-agréger en contexte d’immigration ou diasporique des populations déracinées sont deux révélateurs d’une demande historique de communauté. La connaissance de ce processus d’hétérogénéisation du monde, pour reprendre le mot d’Arjun Appadurai, mobilise nombre d’historiens français et étrangers. Cet essai met en avant la « frontière » comme nouvel objet d’histoire. Il entend promouvoir les recherches d’histoire comparée dans le domaine des usages des cultures physiques contemporaines à vocation communautaire.

Les arguments avancés par les colonisateurs pour motiver la colonisation sont souvent le  développement de la civilisation  ou la  mission civilisatrice . Ceci conduit à la création d’infrastructures, qui restent en place après la fin de la colonisation, l’exploitation d’un espace géographique, la mise sous tutelle et suivant le cas la domination économique, politique, culturelle, voire religieuse. L’époque romaine a conduit à l’établissement de colonies en Europe, dont certaines sont devenues de grandes villes comme Cologne ou Marseille. Par la suite de nombreux territoires ont été colonisés sur de nombreux continents jusqu’à ce que des processus d’indépendance, de décolonisation ou d’assimilation y mette fin. Sa vision aura pourtant gain de cause. 1914-18 dans une colonie africaine française.

Est qualifiable d’impérialisme le fait qu’une volonté politique exerce ou projette d’exercer — au nom de ses intérêts propres — une domination politique sur un territoire étranger et d’en assujettir ses habitants . De plus, ces motifs peuvent se combiner. Les Phéniciens fondent Carthage et d’autres comptoirs sur les côtes méditerranéennes. Ces derniers conservaient toutefois leur statut de  Romains . L’Empire romain étendit progressivement la citoyenneté romaine à certaines de ses provinces, jusqu’à ce que l’édit de Caracalla ait attribué, en 212, cette citoyenneté à tous les hommes et femmes libres de l’Empire. Vers le Sud et l’Est, la colonisation des Vikings venus de Scandinavie se développe à des échelles et niveaux variables partout en Europe : en Angleterre, en Normandie, et jusqu’en Sicile, puis en Terre sainte, pendant les Croisade.