Les découvertes en pays d’Islam PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie les découvertes en pays d’Islam PDF. Réforme conduit à une opposition entre protestants et catholiques sous la forme d’une sanglante guerre civile. Ces troubles coïncident avec un affaiblissement de l’autorité royale.


Al-Khâzinî, Ibn al-Haytham, al-Fârisî, Ibn al-Nafîs, Jâbir… reprennent du service ! Ces savants qui contribuèrent à l’âge d’or des sciences arabes, viennent rendre visite aux enseignants qui souhaitent éprouver avec leurs élèves l’effervescence et la richesse d’une période féconde en découvertes scientifiques et techniques majeures. Qu’importe si des siècles séparent les uns des autres, curiosité et soif de connaissances se jouent des époques et font de la diversité culturelle d’alors un atout supplémentaire pour celle d’aujourd’hui.
Les Découvertes en pays d’Islam s’adresse aux enseignants de cycle 3 et des premières années de collège. Tout en permettant à l’enseignant d’approfondir sa culture scientifique, il lui fournit les outils pédagogiques pour mener à bien des activités en classe.

Ahmed Djebbar est Professeur émérite d’histoire des mathématiques de l’université des sciences et des technologies de Lille. Il est l’auteur de nombreux articles de recherche et d’ouvrages, notamment de L’Âge d’or des sciences arabes (Le Pommier, 2005).
Chercheuse en didactique de la physique, Cécile de Hosson est maître de conférences à l’Université Paris Diderot-Paris 7.
Ingénieur de recherche à l’INRP, David Jasmin dirige l’équipe La main à la pâte, opération conduite sous la responsabilité de l’Académie des sciences.

Les rois François Ier et Henri II n’ont permis aucune contestation de leur pouvoir. Ils ne peuvent pas empêcher les Français de s’entre-déchirer. Entre les deux camps belligérants, la reine-mère Catherine de Médicis hésite entre tolérance religieuse et répression, ce qui ne fait qu’accentuer les tensions. Le caractère féodal du pays apparaît nettement avec l’indépendance croissante des princes et des partis qui augmentent dangereusement le réseau de leurs clientèles. La réunion des États généraux, effectuée par trois fois durant les guerres de Religion, est le témoin de cet affaiblissement de l’autorité royale. Les rois étant trop jeunes pour gouverner, différents camps politiques tentent de s’imposer pour contrôler le pouvoir royal.

Les Montmorency : Il s’agit d’une ancienne et puissante famille qui tire sa fortune de la formidable ascension politique du connétable Anne de Montmorency sous le règne de François Ier. Les Guise : Ce sont les meneurs du parti catholique. Cousins du duc de Lorraine, ils connaissent leur ascension politique grâce à Claude de Lorraine et son fils François, les deux premiers ducs de Guise. Charles, duc de Mayenne, devient le principal opposant à l’avènement du roi protestant Henri IV.

Les Bourbons : Descendants de saint Louis en ligne directe, ce sont des princes du sang. Les membres de cette maison ont donc la préséance sur tous les autres gentilshommes du royaume et siègent non loin du roi dans les cérémonies. Les guerres de Religion ont également pour cause l’ingérence des pays voisins qui entretiennent le feu des troubles pour mieux affaiblir la France. Mais en dépit de la montée de ces deux pays, la France demeure une très grande puissance en Europe par sa démographie, sa richesse et son prestige. Pour abaisser la France, l’Espagne et l’Angleterre ne cessent de prêter la main aux sujets rebelles. La reine d’Angleterre Élisabeth Ire intervient en soutenant les protestants et le roi d’Espagne en soutenant le clan des Guise, partisan du catholicisme intransigeant.

Les voisins limitrophes de la France ont également des ambitions territoriales. L’Angleterre entend récupérer la ville de Calais dont elle n’a pas accepté la perte en 1558. L’Espagne espère recouvrer la partie septentrionale de la Navarre. Les guerres de Religion sont en France très dépendantes du contexte européen. Cela est particulièrement le cas à l’égard des Pays-Bas espagnols où les troubles politico-religieux sévissent depuis la date de 1566.

La guerre aux Pays-Bas espagnols se répercute automatiquement sur les conflits français et vice versa. Le roi de France fait également appel à des mercenaires étrangers pour l’aider à rétablir son autorité. Il fait ainsi venir des Suisses, et des troupes italiennes envoyées par le pape. Les reîtres et les lansquenets allemands sont largement utilisés dans le conflit par les deux partis. Les Espagnols utilisent des troupes flamandes. L’historiographie récente tend à insister sur les causes proprement religieuses des guerres de Religion. Le roi met en place une législation antiprotestante.

L’édit de Compiègne de 1557 réserve aux tribunaux laïcs le jugement des protestants dès qu’il y a scandale public. Malgré cette persécution, le protestantisme connaît un essor considérable. La répression voulue par le roi reste limitée par la faiblesse de ses institutions. Les édits sont mal appliqués du fait qu’une partie non négligeable de ses officiers éprouve des sympathies pour la Réforme. L’édit de Châteaubriant, en 1551, précise minutieusement les modalités de la répression. La noblesse française vient à la Réforme à partir de 1555.