Les migrations au Proche-Orient (N.199) PDF

Les Huns ont joué un rôle important dans le cadre des grandes invasions qui contribuèrent à l’écroulement de l’Empire romain d’Occident. Il semble les migrations au Proche-Orient (N.199) PDF les Huns parlaient un langage propre.


Ce dossier rend compte d’une réalité sociale méconnue. Alors que les médias se concentrent essentiellement sur les migrations des aires régionales Maghreb/Afrique noire, ce numéro se concentre sur les migrations au Proche-Orient, région rarement évoquée, et qui est pourtant une de plus importantes régions de migration.
Ces grands mouvements de population, souvent des drames humains, impliquent des mutations sociales, économiques et politiques : gestion des flux par les pays d’accueil, espaces de transit, implantations urbaines, instrumentalisations politiques et constructions nationales, en Syrie, en Jordanie, au Liban, en Turquie, etc.

Cependant, peu de traces en demeurent et sa famille linguistique est encore sujette à débat. Selon les théories dominantes, il s’agirait d’une langue turque, mais d’autres langues étaient parlées dans l’espace hunnique, y compris des langues germaniques orientales. La puissance militaire était principalement basée sur l’emploi d’archers montés. Germains orientaux, surtout chez les femmes. Ces derniers abandonneront cette pratique après la défaite des Huns. Linguistiquement, d’après l’onomastique, on distingue une couche turque et une couche iranienne, mais aussi gotique, et d’autres d’origine inconnue. L’histoire proprement dite des Huns commence vers 370, lorsqu’ils apparaissent en Europe.

La question de leur origine exacte reste discutée. En 1756, Joseph de Guignes, dans son Histoire générale des Huns, des Turcs, des Mongols et autres Tartares orientaux, suggère que les Huns seraient les descendants des Xiongnu occidentaux établis en Asie centrale vers les années 40 av. Par exemple, l’art animalier typique des Xiongnu est absent chez les Huns d’Europe. Des passages du Wei Shu parlent de  restes des descendants des Xiongnu , ce qui implique la survie de leur identité loin au nord, très au-delà du champ de vision des sources chinoises. Selon l’historien Jordanès, les Huns arrivèrent en Europe, en franchissant la Volga, vers 375, sous la conduite d’un chef appelé Balamber.

Ils ont un parler assez différent des autres langues turques, ce qui suppose une séparation précoce. Ces tribus nomades surpassèrent les autres dans la maîtrise du cheval, grâce à leur promptitude et à leur étonnante mobilité, ainsi qu’à l’adresse de leurs cavaliers, entraînés dès leur plus jeune âge. Cette habileté, associée à l’utilisation de l’arc à branche inférieure plus courte, pour le tir à cheval, fut un avantage lors des nombreuses batailles que livrèrent les Huns. La société hunnique comprenait des groupes dirigeants  aristocratiques , le reste de la population se composant de guerriers-éleveurs-chasseurs, et dans les villages, de guerriers-artisans et guerriers-paysans. Leur bétail fournissait également le cuir, la laine et les os. Les éléments caractéristiques retrouvés sont un type particulier de chaudron, la présence dans les tombes d’une peau de cheval ou d’un cheval empaillé, un modèle de selle en bois à hautes arcades. Cinq guimbardes datant de l’époque des Huns ont été découvertes dans la chaîne de montagnes de l’Altaï, entre la Russie, la Chine, la Mongolie et le Kazakhstan.

10,9 centimètres de long et 8,3 centimètres de large. Elle est taillée dans des côtes de vaches ou de chevaux et comporte trois lamelles vibrantes. La religion des Huns est très mal connue. Attila fondait son pouvoir sur la possession d’une épée sacrée, celle du dieu de la guerre. On connaît des figurines zoomorphes plaquées d’or, rappelant des chevaux ou des cervidés, qui pourraient avoir une signification religieuse. Les populations soumises conservaient leurs traditions, leurs chefs et leurs rois, en fournissant tributs et contingents militaires. Neuville pour L’Histoire de France depuis les temps les plus reculés jusqu’en 1789 de Guizot, vol.

Le guerrier hun était d’abord un archer monté classique, puis au contact d’autres peuples guerriers, l’armée des Huns est devenue plus diversifiée. Aspect dominant chez les Huns, leur efficacité militaire était due à l’excellence de leurs archers montés, à la résistance et au nombre de leurs chevaux, et à leurs qualités de cavaliers. Ils n’avaient pas d’étriers, bien que ceux-ci soient déjà connus en Asie. Leur arme principale était un arc de grande taille à renforts d’os, probablement asymétrique avec une branche inférieure plus courte pour le tir à cheval.

Le reste de l’équipement était composé d’un lasso, et d’une épée longue, relativement mince, à double tranchant et souvent munie d’une garde de fer. L’épée longue était l’arme offensive principale, elle pouvait s’accompagner d’un poignard, ou d’un coutelas à un seul tranchant, spécifiquement hunnique. Il n’y a pas de trace, écrite ou archéologique, de l’utilisation de bouclier. Huns étaient capables de manœuvres subtiles et discrètes, indiquant une chaîne efficace de commandement et une forte discipline. La cavalerie hunnique était opérationnelle été comme hiver.