Les mots de la santé : Influence des sociétés et des cultures sur la formation des mots de la santé PDF

Instituts de Formation en Soins Infirmiers de plusieurs régions françaises pendant plus de trois ans. Nursing Training Schools of several French regions for more than three years. Si le rattachement à l’université est obligatoire pour l’obtention du grade de licence, elle peut se faire sous différentes les mots de la santé : Influence des sociétés et des cultures sur la formation des mots de la santé PDF. La formation reste professionnelle et les objectifs principaux sont de placer l’étudiant dans une dynamique de transférabilité des connaissances et des ressources dans des contextes de soins.


Ce recueil regroupe les communications du colloque international Les Mots de la santé qui s’est tenu à Lyon les 11, 12 et 13 septembre 2003, organisé par le département des Langues Etrangères Appliquées et le Centre de Recherche en Terminologie et Traduction de l’Université Lumière-Lyon 2. L’objectif était de montrer comment des recherches de types divers menées sur l’emploi des mots peuvent converger pour éclairer et approfondir la connaissance du domaine d’application propre au département LEA de Lyon 2. Les problèmes auxquels se heurtent les professionnels de la santé découlent en partie dorénavant des mots employés. La recherche dans le domaine de la santé génère une profusion de nouveaux concepts et de nouveaux termes, ce qui ne permet plus au travail scientifique de s’exécuter comme il y a peu de temps encore. Chacun des articles aborde et explicite ces difficultés pratiques évoquées dans l’article des professionnels de la santé à partir de différentes perspectives : juridique, économique, linguistique, terminologique pour mettre finalement en lumière les influences des sociétés et des cultures sur la formation des mots de la santé.

La place des sciences humaines et sociales dans le nouveau référentiel Ce référentiel vise donc l’harmonisation des formations mais dans les faits, les établissements conservent une marge de manœuvre et l’organisation des unités d’enseignements, les enseignements dispensés et les critères d’évaluation des étudiantes sont finalement variables. 25 heures de CM, 10 heures de TD et 15 heures de TP. Caractériser les principaux concepts en sociologie, anthropologie, ethnologie ». L’intitulé est vaste et le terme de concept divise les formatrices.

Il revient à l’intervenant de faire le tri avec les éléments de contenus référencés dans le programme afin d’élaborer un cours structuré et pertinent. Explorer la signification de la santé dans un contexte de diversité culturelle et sociale, diversité des valeurs et des croyances ». Identifier les caractéristiques sociales et psychosociales pouvant influencer la représentation de la santé et de la maladie chez une personne ou un groupe de personnes et la participation aux soins  ». Expliquer les liens entre la demande de relation et de communication des personnes et les contextes psychologiques et sociaux  ». Développer une vision intégrée de la personne humaine et de sa santé ». Une réflexivité à géométrie variable Les unités contributives source de tensions Très souvent et comme il est recommandé dans les établissements, les universitaires dispensent des cours magistraux, aux formatrices de prendre en charge les travaux dirigés. Ces tensions s’inscrivent dans le cadre de l’application du nouveau référentiel réalisé péniblement en 2009 dans l’urgence, donnant lieu à une restructuration de la formation et une transformation dans la manière de guider pédagogiquement les étudiantes mais aussi à un changement dans les objectifs de la formation.

Cela étant, le rapport aux différents types de savoir divise les formatrices. Pour certaines, le nouveau référentiel est synonyme d’opportunité et d’évolution de la profession, et, même s’il demande des ajustements, il donne la possibilité aux étudiantes d’approfondir leur champ de connaissances afin d’avoir une approche globale du soin, et aussi, il permet une reconnaissance de statut, de diplôme et donc de reconnaissances salariales. Une formatrice travaillant en IFSI depuis 4 ans me dira : « On demande aux étudiants d’avoir une posture réflexive, il serait aussi temps que nous, les formateurs, on soit aussi dans cette posture-là. La notion de réflexivité est sujette à des définitions multiples parmi les formatrices mais souvent, c’est « l’analyse de la pratique » qui définit la posture réflexive. SHS, par intérêt ou par hasard . Ce sont avec elles que je planifie les cours, les évaluations, etc. En 2012, une formatrice, dont le départ en retraite était imminent, qui a eu une activité professionnelle en Afrique de l’Ouest a mobilisé son expérience comme introduction à mes cours d’anthropologie.

N’ayant pas assisté à sa rapide présentation, elle m’a signifié avoir sensibilisé les étudiantes aux refus de soins de certains patients, le rapport à l’hygiène et aux modes de vie locaux. Le nombre d’étudiantes dans les promotions de première année au sein desquelles j’enseigne est variable : cinquante à Beaune, soixante-dix à Mâcon, cent dix à Bourg, âgées de 18 ans à 53 ans, majoritairement des filles comme déjà souligné. Je ne pensais pas découvrir autant de choses ! En plus de se remettre en question et apprendre des autres, on apprend je trouve à un être un meilleur être humain ». Les préjugés culturels et autres stéréotypes que j’analyse en cours en utilisant des exemples dans le milieu soignant peuvent susciter certains désaccords : « Ces gens ne sont pas comme nous » dit un étudiant à propos des Musulmans, il s’attire des regards désapprobateurs et les critiques d’autres étudiantes.

L’anthropologie permet finalement de sensibiliser les étudiantes à la connaissance de leurs propres référents culturels, personnels et professionnels pour les amener à s’abstenir de jugements de valeur hâtifs devant certaines pratiques qui leur paraissent étranges, problématiques ou inadmissibles. Dans notre société, bien des pratiques et des théories nous semblent naturelles et nous imposent des normes que l’on considère légitimes, normales, justes. Jusqu’où peut-on aller pour s’adapter au patient ? La démarche anthropologique invite les futurs soignants à renforcer leur posture réflexive, les sensibiliser à l’écoute, l’observation et la réflexion. Loin d’en faire des ethnologues ou des soignants capables de connaître une liste déterminée de rites et de pratiques, il est souhaitable de les amener à la conscience de la variété culturelle et de son impact sur les patients mais aussi sur les soignants. Bibliographie Arrêté du 31 juillet 2009 relatif au Diplôme d’État d’Infirmier. De la pratique des femmes soignantes aux soins infirmiers, Paris, InterÉditions.

Comprendre et mettre en œuvre la réforme des études infirmières, Issy-les-Moulineaux, Elsevier Masson. Nouveaux terrains, nouvelles pratiques, nouveaux enjeux, Paris, Armand Colin. La place de la sociologie dans le nouveau programme en soins infirmiers », Les professionnels à la rencontre de la sociologie, Paris, L’Harmattan. Traditions et soins d’aujourd’hui, Paris, InterÉditions, Masson.