Les phobies: « Que sais-je ? » n° 2946 PDF

La phobie est généralement ressentie comme irrationnelle par le patient lui-même. Les phobies font partie de la catégorie plus générale des troubles anxieux. Dans les classifications les phobies: « Que sais-je ? » n° 2946 PDF le DSM ou le CIM, ces réactions doivent être suffisamment invalidantes pour que l’on puisse parler de phobie. Les phobies sont les formes les plus fréquentes de la famille des troubles anxieux.


La phobie, peur irrationnelle d’une situation sans danger manifeste, nous concerne tous. Chacun a connu sa ou ses phobies et a pu les perdre ou les garder. Peur des souris ou des araignées, vertige, claustrophobie, peur de rougir, phobies scolaires soulèvent la menace d’une angoisse gênante et parfois panique. Elles contraignent à des manœuvres d’évitement ou à des conduites « contre-phobiques », mais elles marquent aussi le caractère et influencent les relations sociales, amoureuses, tout comme l’ensemble de la vie psychique.

Les phobies ne deviennent des  pathologies  que lorsqu’elles entraînent une souffrance importante chez le patient, et une détérioration de sa qualité de vie. Elles deviennent alors invalidantes de par les symptômes en présence du stimulus phobogène, et de par les stratégies que doit mettre en place le patient afin de les éviter. La plupart des phobies spécifiques représentent un état extrême d’un sentiment normal : la phobie des avions représente la suramplification de la sensation d’appréhension naturelle que tout le monde ressent lors d’un décollage, par exemple. Dans tous les cas, les sujets frappés de phobie spécifique sont conscients de l’irrationalité de leur peur, et en souffrent. La plupart des individus souffrant de phobie tendent à fuir l’objet phobogène ou encore, lorsqu’ils sont forcés de le croiser, s’arrangent pour être accompagné d’un objet  contraphobique  qui les rassure : gri-gri, boîte de médicaments ou d’une personne. La dénomination des phobies est forgée en utilisant la racine grecque correspondant à l’objet craint. La diversité des phobies décrites fait que l’on peut référencer des centaines de phobies spécifiques différentes !

Pour le détails des formes infinies sous lesquelles les phobies peuvent se présenter, on se référera à la liste de phobies. Les facteurs d’apparition d’une phobie sont mal connus. Les psychologues cognitivistes considèrent la phobie comme un comportement appris et renforcé au cours de la vie du patient. La psychothérapie cognitivo-comportementale est une indication thérapeutique pour le traitement des phobies et permet de faire disparaître les symptômes. Le traitement consiste à proposer au patient à se confronter à la situation redoutée, d’abord de loin et dans un contexte rassurant, puis de plus en plus intimement. Helen Hudson est agoraphobe dans le film Copycat.

Peur que l’on retrouve à l’époque moderne dans les névroses de guerre. Grand dictionnaire encyclopédique Larousse en 10 volumes,1984. Psychothérapie : Trois approches évaluées, Les éditions Inserm, 2004, 553 p. Roland Assaraf,  Le rapport de l’inserm relu par un physicien , Cliniques méditerranéennes, CAIRN, vol.

Claude-Olivier Doron,  Évaluation de l’efficacité des psychothérapies entre science et société , L’information psychiatrique, CAIRN, vol. Stéphane Thibierge et Christian Hoffmann,  À propos du rapport de l’inserm sur l’évaluation des psychothérapies , Journal français de psychiatrie, CAIRN, vol. François Sauvagnat,  Malaise dans la recherche sur les psychothérapies – Cairn. Brève mise à jour scientifique , Bulletin de psychologie, CAIRN, vol.