Les pièces d’or du Téméraire PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Les possessions bourguignonnes à leur apogée, sous Charles le Téméraire. Bourgogne de la maison de Valois et les pièces d’or du Téméraire PDF successeurs de la maison d’Autriche.


Enfant trouvé, élevé dans un couvent, Godefroy, dix-huit ans, rencontre par hasard l’armée de Charles de Bourgogne bloquée dans un chemin de forêt. Il guide la troupe, séduit le Téméraire et devient son page. Survivra-t-il à toutes les péripéties qui opposent son maître au duc de Lorraine René II et au roi de France Louis XI ? Saura-t-il résister à la trahison et à la jalousie des envieux qui sévissent dans le camp ? Quelles sont ces mystérieuses pièces d’or que le Bourguignon lui a remises à la veille d’une bataille ? En suivant les pas de Godefroy, le page imaginé de Charles le Téméraire, nous découvrons l’époque de Louis XI, celle des riches duchés voisins convoités par la France. Nous apprenons comment s’organisait une campagne militaire, nous nous étonnons devant les splendeurs déployées sous leur tente par les puissants de l’époque. Nous nous trouvons mêlés malgré nous à l’épopée du trésor du Téméraire dont le mystère reste toujours à élucider.

C’est Philippe le Bon, le fils de Jean sans Peur, qui réunit le plus grand nombre de principautés par une politique opportuniste tirant profit de la mort de ses cousins brabançons puis de la stérilité de sa double cousine germaine Jacqueline de Bavière. Pour achever d’augmenter son influence, il fait élire ses frères naturels et ses propres bâtards aux évêchés de Cambrai et d’Utrecht. Charles le Téméraire n’a pas la chance de son père : Philippe le Bon a pu profiter de l’extinction de puissantes lignées princières à son voisinage pour s’étendre. Sous les Habsbourg, l’enjeu principal est de sauver ce qui peut l’être et d’éviter la division du patrimoine. Les traités successifs avec la France concernent avant tout les provinces du sud, Artois, comté de Bourgogne, Charolais, mais l’enjeu majeur est en Gueldre.

Flandre, Artois, Picardie, Hainaut, Brabant, Hollande, Zélande, Frise, Gueldre, Limbourg, Luxembourg, etc. Bourgogne, comté de Charolais et autres dépendances. Les deux derniers ducs de Bourgogne de la Maison de Valois cherchèrent à unifier leurs possessions personnelles. Les prémisses des ambitions royales des ducs de Bourgogne apparaissent au milieu du règne de Philippe le Bon à l’initiative de Frédéric III. Bourgogne : son souhait était qu’on rassemblât sous une même couronne l’ensemble de ses pays de par-deçà situé dans la mouvance du Saint Empire, afin de convertir la pluralité de pouvoirs locaux qu’il exerçait en une monarchie unifiée.

France ménageait un compromis : le duc acceptait et reconnaissait la suzeraineté française, mais le roi abandonnait de fait tous les droits du souverain. La constitution d’un État bourguignon à part entière impliquait, autant que faire se pouvait, le passage de cette pluralité de pouvoirs au laminoir d’un pouvoir central unificateur. Ce fut l’objet des ordonnances de Thionville. Face à l’Empereur, Charles rompit avec la politique de son père qui avait toujours ignoré la suzeraineté impériale. L’empereur était en effet le seul à pouvoir lui offrir l’indépendance à travers une couronne royale.

En témoignage de cette aspiration à la royauté, il se fit notamment confectionner un diadème d’une richesse prodigieuse, le  chapeau ducal . Charles reprit donc à son compte le projet de son père qui avait rêvé de reconstituer une Lotharingie. Charles se référa davantage aux différents royaumes de Bourgogne : des Burgondes, des Mérovingiens, des Bivinides. Les ducs de Savoie, de Lorraine, de Clèves et les quatre évêques seraient devenus les vassaux du roi de Bourgogne. Moselle avec son fils Maximilien qui, dans le cadre de l’accord, devait épouser Marie de Bourgogne. Pour désigner leurs terres, les ducs parlent plutôt de  nos principautés ,  nos États ,  nos provinces . Les autres producteurs d’écrit utilisent le même type de formulation.