Les récits d’un pèlerin russe PDF

En quoi le christianisme est-il concerné par ces recherches ? Pourquoi notre les récits d’un pèlerin russe PDF a-t-elle oublié son expertise en méditation ?


Dans la Russie du XIXe siècle, un pèlerin anonyme erre dans les campagnes dénudées avec, pour seul bagage, la prière extatique. Cette Russie, qui est celle de Dostoïevski et de Tolstoï, des grands espaces et des climats éprouvants, est le théâtre extérieur de ce classique de la spiritualité universelle. Son paysage intérieur est celui que dessine la prière du coeur ou prière de Jésus, qui prend sa source dans les conseils spirituels de saint Paul, des Pères du désert et des Pères de l’Église. Guidée par la traduction russe de la Philocalie, l’ardeur à la prière du pèlerin sera parfois éprouvée, souvent récompensée, par la paix et l’amour qui l’emplissent. Ce récit, à la lumière surnaturelle et au souffle enthousiaste, est accompagné d’un commentaire qui en éclaire les références culturelles et mystiques. Il permet ainsi à chacun de participer, à son rythme, à cette grande aventure de l’âme et du coeur. La présentation propose le texte source en belle page et le commentaire en regard.

Le psychologue et prêtre Patrice Gourrier, qui a été formé à la mindfulness, nous éclaire. Nous avons, de par notre histoire, une méfiance par rapport à la méditation contemplative, à ce chemin intérieur mystique. La crise quiétiste du XVIIe siècle, entre Bossuet, Fénelon et Mme Guyon, qui initièrent une recherche de la paix intérieure qui faisait fi de l’Église et des sacrements, a laissé des traces. On a condamné le quiétisme et la méfiance est restée. Il y a aussi cette influence cartésienne qui demeure prégnante sur la séparation du corps et de l’esprit. D’ailleurs la pleine conscience n’a rien inventé. On trouve, au IVe siècle, dans la mystique des Pères du désert, les premiers moines chrétiens, des expériences de contemplation silencieuse, tournée vers la rencontre de Dieu au sein de nous-même.

Abba Arsène au disciple qui l’interroge sur le bon chemin pour être sauvé. Ces sages chrétiens nous parlent bien de l’apaisement de la pensée, de la nécessaire attention telle que la promeut la pleine conscience. Disparue très vite de la tradition occidentale, la méditation est restée plus présente au sein de la tradition orientale chrétienne, jusqu’au XIVe siècle, grâce à la prière du cœur notamment. Dans les Récits d’un pèlerin russe, nous assistons à la transformation du mental d’un homme inquiet en un spirituel en harmonie avec le monde. Racconti di un pellegrino russo è un testo ascetico, scritto fra il 1853 e il 1861 da un anonimo russo. La redazione è successiva al 1853 perché cita la guerra di Crimea e antecedente il 1861, quando ebbe luogo la liberazione dei servi della gleba russi.

Il protagonista è per l’appunto un pellegrino che attraversa l’Ucraina e la Russia portando con sé solo pane secco e la Bibbia. Nella prefazione all’edizione del 1884 troviamo una spiegazione dell’origine e del piano dell’opera: « Ai racconti del pellegrino qui pubblicati, riteniamo premettere alcune brevi risposte alle naturali domande che il lettore potrebbe porsi. In quali circostanze e dove avviene la narrazione? Il libro ebbe un enorme successo tanto che venne tradotto in diverse lingue. Di fatto poi i lettori del racconto andarono alla ricerca anche della Filocalia usata proprio dal pellegrino. Il testo fu pubblicato per la prima volta in Occidente a Berlino nel 1925 nella traduzione tedesca di Reinold von Walter. Seguì nel 1931 la traduzione inglese di Reginald Michael French.

I Racconti di un pellegrino russo sono al centro del romanzo Franny e Zooey, pubblicato nel 1961 da J. Racconti di un pellegrino russo, raccolti ed annotati da Jean Gauvain, trad. Anonimo russo, La via di un pellegrino. Racconti di un pellegrino russo, traduzione di Milli Martinelli, introduzione di Cristina Campo, 1ª ed.