Les Rougon-Macquart, tome I PDF

C’est le septième volume de la série Les Rougon-Les Rougon-Macquart, tome I PDF. L’écrivain y restitue la langue et les mœurs des ouvriers, tout en décrivant les ravages causés par la misère et l’alcoolisme. Mais c’est ce naturalisme qui, cependant, provoque son succès, assurant à l’auteur fortune et célébrité. Gervaise Macquart, le personnage principal, une Provençale originaire de Plassans, boiteuse mais plutôt jolie, a suivi son amant, Auguste Lantier, à Paris, avec leurs deux enfants, Claude et Étienne Lantier.


«Les Rougon-Macquart, roman, se dresse contre la société bourgeoise dont son auteur attaquait déjà les bases esthétiques dans ses campagnes contre le salon officiel, protégé par l’Impératrice, contre le régime que, journaliste, il fouette de plus en plus ouvertement dans la Tribune. Le 31 juillet 1869, il célèbre à sa manière le centenaire de Napoléon Ier en remarquant que ce sont les morts qu’il faudrait convoquer à cette belle fête, la fête d’un peuple d’égorgés. Dès le premier roman, La Fortune des Rougon, où l’on voit les ridicules sordides des partisans de Napoléon III, en Provence, lors du coup d’État, dès le second, La Curée, où les arrivistes se transforment en parvenus, Zola attaque un régime de boue, de lâcheté, de terreur qui ne s’avoue pas. Les cortèges de Plassans, menés par la petite Miette enveloppée dans les plis du drapeau rouge, jetant la terreur sur leur passage parmi les notables, ne sont que le prologue aux apocalyptiques cortèges de Germinal, encore dans les limbes. Le jeune écrivain a taillé, en bûcheron, son contrefeu. Il sait où il va. L’avenir l’appelle, le romantisme le pousse. Il veut être prométhéen. L’hérédité, l’homme physiologique, le roman expérimental, l’ombre de Balzac, la découverte de la condition ouvrière, l’amour de la République, la haine de l’Empire, le naturalisme transcendant le réalisme, il domine ces masses mouvantes, en puissant forgeron à lorgnon. Il brasse un monde.» Armand Lanoux.

Gervaise et Coupeau travaillent dur, gagnant de quoi vivre avec un peu plus d’aisance tout en faisant des économies. La blanchisseuse rêve d’ouvrir sa propre boutique mais un accident la contraint à différer son projet : Coupeau tombe d’un toit sur lequel il travaillait. Quitte à y consacrer toutes les économies du ménage, Gervaise décide de soigner son mari à la maison plutôt que de le laisser partir à l’hôpital qui a triste réputation. La convalescence de Coupeau est longue. Il garde une rancœur envers le travail, prend l’habitude de ne rien faire et commence à boire.

C’est auprès de leur voisin Goujet, un forgeron amoureux d’elle mais qui n’ose le lui avouer, que Gervaise trouve l’argent lui permettant d’ouvrir sa blanchisserie. Elle y acquiert très vite de l’aisance. Elle a plusieurs ouvrières : Mme Putois, Clémence et une apprentie, Augustine. Par un travail acharné, Gervaise parvient à nourrir tout son monde. Elle aime faire plaisir, elle invite à manger plutôt que de rembourser ses dettes. Elle organise d’ailleurs une grande soirée à l’occasion de la Sainte-Gervaise, dont l’opulence du repas ne manque pas d’agacer les Lorilleux, jaloux. La situation se détériore encore avec le retour de Lantier.

Coupeau accepte d’héberger Lantier, moyennant une pension que celui-ci ne paiera jamais. Les deux hommes mènent la belle vie, mangeant et buvant tout ce que gagne Gervaise pendant que celle-ci s’épuise à la boutique. Gervaise voit mourir Coupeau à Sainte-Anne — les crises de delirium tremens de Coupeau sont un des moments forts du roman. Elle se retrouve pratiquement à la rue, réduite à la mendicité.

Elle meurt victime de la faim et de la misère, dans un réduit situé sous l’escalier de l’immeuble. Personne ne la voit mourir et c’est l’odeur qui alerte les voisins. Sa mère la met au régime de l’anisette dès son enfance. Gervaise est entraînée vers la paresse, la gourmandise et l’alcoolisme. Le Ventre de Paris et sera le héros de L’Œuvre.

Lorilleux refusent d’aider Gervaise lorsque celle-ci sombre dans la misère. Gervaise et Coupeau jusqu’à sa mort. Gervaise qui, pour survivre, est prête à toutes les besognes. Augustine , sans doute à cause d’un fort strabisme. La grande Clémence et Mme Putois : ouvrières de Gervaise. Mes-Bottes : gros mangeur, compagnon de boisson de Coupeau. Les Boche : concierges de la maison ouvrière de la rue de la Goutte-d’Or.