Mélanges de la bibliothèque de la Sorbonne PDF

10, place du Panthéon, dans le 5e arrondissement de Paris. Feuillet enluminé du Manuscrit 143 : Pontifical de Guillaume Durand, 1357. Mélanges de la bibliothèque de la Sorbonne PDF est à l’origine de l’abbaye Sainte-Geneviève de Paris. Inhumée dans la crypte en 502, sainte Geneviève a donné son nom à la basilique, à l’abbaye et à la bibliothèque.


En 831, apparaît la première mention objective de livres sous forme du legs de trois ouvrages à l’abbaye par Angésise, abbé de Fontenelle. Une cellule fait probablement office de scriptorium, sans que l’on puisse vraiment parler d’atelier. Le développement culturel propre à l’époque carolingienne est freiné par les invasions vikings. Suger : la communauté adopte la règle de saint Augustin qui insiste sur la nécessité d’entretenir une bibliothèque ainsi qu’un atelier de copistes. La guerre de Cent Ans, puis les guerres de religion provoquent un coup d’arrêt dans l’enrichissement de la bibliothèque.

Abbés et bibliothécaires s’engagent en politique. De très précieux manuscrits sont vendus. 1687, la bibliothèque compte 20 000 volumes, dont 400 manuscrits, et plusieurs milliers d’estampes. Cependant, elle est à l’étroit dans des locaux vétustes, au dernier étage de l’ancienne abbaye devenue lycée.

Ce premier édifice spécifiquement destiné à l’accueil d’une bibliothèque, innovant par son architecture, est inauguré le 4 février 1851. Traitée comme une bibliothèque d’envergure nationale depuis 1830, la bibliothèque Sainte-Geneviève a gardé son caractère pluridisciplinaire et ses collections patrimoniales. Elle a tendu au fil des années à la précision thématique. En 2015, François Michaud, alors directeur de la bibliothèque Sainte-Barbe voisine, est nommé directeur en remplacement d’Yves Peyré, qui prend sa retraite au 31 juillet. Marcel Duchamp y a été bibliothécaire de novembre 1913 à mai 1914. Victor Develay, historien et traducteur d’Érasme. Yann Sordet, conservateur de la Réserve de 2003 à 2010.

Buste érigé dans l’escalier de la bibliothèque Sainte-Geneviève à la mémoire de son architecte, Henri Labrouste. La construction du bâtiment est confiée à Henri Labrouste. La bibliothèque doit être construite sur une étroite bande de terrain de 85 mètres de long sur 21 de large, située sur le haut de la montagne Sainte-Geneviève et donnant sur le Panthéon. Elle se départ du style néo-classique en vogue à l’époque pour les grands bâtiments publics, pour un style beaucoup plus sobre et épuré. On peut la définir comme étant du style néo-gothique. Le bâtiment se présente comme un grand quadrilatère rectangle.

Il est conçu en trois volumes. Un premier volume rectangulaire au sol occupe toute la parcelle disponible et est destiné à abriter les ouvrages rares. L’occupation de l’espace est rationnelle et sépare le lieu de stockage des ouvrages rares et précieux du lieu de lecture, ce qui est une nouveauté pour l’époque. Sa façade très sobre reste très symétrique par les ouvertures régulières et identiques des fenêtres répétant un motif identique.

Un bandeau nu court le long du bâtiment, marquant la séparation entre le rez-de-chaussée percé de petites ouvertures et le premier étage aux plus larges et hautes fenêtres. Ces noms sont gravés à l’endroit où se trouvent, de l’autre côté du mur, les rayonnages de livres. Sur la façade, aucun élément ne fait saillie et une unique et modeste porte d’entrée se trouve au centre. L’architecture de celle-ci est rentrée dans la maçonnerie du bâtiment, contribuant encore au dépouillement de l’ensemble. La façade de la Bibliothèque Sainte-Geneviève propose cependant par un détail une architecture parlante. Effectivement, entre chaque fenêtre est positionnée une grande pointe de fer.