Mal de dos, mal de vivre PDF

Quel que soit l’âge de la victime, mal de dos, mal de vivre PDF conséquences du viol et des agressions sexuelles sont graves et durables. En règle très générale, la personne agressée ne peut se reconstruire sans aide extérieure. Dans certains cas, en particulier lorsque la victime a été agressée jeune, elle peut souffrir d’amnésie traumatique : il s’agit d’une des conséquences psychiques possibles, parmi les autres. Tôt ou tard, les souvenirs et les images remontent, plus ou moins fragmentés et complets.


Une psychothérapie ou une analyse favorise la résurgence des souvenirs. La vie devient alors un terrain miné et pour éviter de déclencher la mémoire traumatique le patient est obligé de mettre en place des conduites d’évitement. Mais quand les conduites d’évitement ne suffissent plus, souvent seules des conduites dissociantes dont on a soi-même fait l’expérience de leur efficacité peuvent calmer l’état de détresse. Les violences ont un impact catastrophique sur la santé. Une prise en charge médicale spécialisée et psychotérapeutique permet de relier les symptômes psychotraumatiques aux violences, d’en comprendre les mécanismes, de le contrôler, et d’y échapper. Au début, je ressentais une grande fatigue mais je mettais ça sur le compte d’une vie de famille et professionnelle intense. Au fil des mois, des douleurs diffuses et de plus en plus vives m’empêchaient de vivre « normalement », certaines nuits, il m’était même impossible de dormir tellement j’avais mal dans les jambes et dans le bas du ventre.

Aux douleurs, s’ajoutait l’incompréhension de ce qui m’arrivait : qu’est-ce que j’avais pour avoir si mal ? D’où venait ces douleurs lancinantes et cette fatigue permanente ? Les douleurs se sont atténuées mais j’avais un manque de libido à cause des médicaments. Le médecin m’a expliqué que les antidouleurs et le traitement hormonal que je suivais inhibaient la fonction sexuelle parce qu’ils provoquaient des changements dans le flux sanguin, les hormones et le système nerveux. Un soir, nous avons discuté de nombreuses heures avec mon mari de ma maladie. Il m ‘a révélé qu’il cherchait à l’ignorer parce qu’elle lui faisait peur.