Mouloud Feraoun ou l’Émergence d’une litterature PDF

Aït-Chabane, Feraoun étant le nom qui a été imposé par des officiers des Affaires indigènes mouloud Feraoun ou l’Émergence d’une litterature PDF de la mise en place état civil aux populations kabyles après l’insurrection de 1871. Les parents de Feraoun sont un couple de paysans pauvres, qui ont eu huit enfants dont cinq seulement ont survécu.


On a souvent consacré Mouloud Feraoun comme l’un des pionniers de la litterature maghrébine de langue française, sur des critères de chronologie. A-t-on toujours perçu comment, chez lui plus encore que chez d’autres écrivains qui commencent à publier autour de 1950, s’ébauche pour la première fois dans le Maghreb colonisé un projet d’écriture déterminé ? Avec Mouloud Feraoun, une voix originale se révèle, à la fois singulière et résonnant de la grande voix multiple de la Kabylie natale, porteuse aussi d’universel.

Mouloud est le troisième d’entre eux, et le premier fils. Il fréquente l’école de Tizi Hibel à partir de l’âge de sept ans. Mouloud Feraoun commence à écrire en 1939 son premier roman, Le Fils du pauvre. L’ouvrage, salué par la critique obtient le Grand Prix de la ville d’Alger. En 1946, il est muté à Taourirt Moussa Ouamar, commune Ath Mahmoud. En 1952, Mouloud Feraoun est nommé directeur du cours complémentaire de Fort-National. En 1957, promu directeur de l’école Nador de Clos-Salembier, il quitte la Kabylie pour les hauteurs d’Alger.

En 1951, Mouloud Feraoun est en correspondance avec Albert Camus. Le 15 juillet, il termine La Terre et le Sang, ouvrage récompensé en 1953 par le Prix du roman populiste. Les Éditions du Seuil publient, en 1957, le roman Les Chemins qui montent. OAS, qui y voit un foyer indépendantiste.

Son Journal, rédigé de 1955 à 1962, est remis au Seuil en février 1962 et sera publié de manière posthume, de même que deux derniers romans, L’Anniversaire, inachevé, et La Cité des roses, achevé mais resté longtemps inédit. Livres Le Fils du pauvre, Menrad instituteur kabyle, éd. Cahiers du nouvel humanisme, Le Puy, 1950, 206 p. La Terre et le Sang, Éditions du Seuil, Paris, 1953, 256 p.

Jours de Kabylie, Alger, Baconnier, 1954, 141 p. Les Chemins qui montent, Éditions du Seuil, Paris, 1957, 222 p. Les Poèmes de Si Mohand, Les Éditions de Minuit, Paris, 1960, 111 p. Journal 1955-1962, Éditions du Seuil, Paris, 1962, 349 p. Lettres à ses amis, Éditions du Seuil, Paris, 1969, 205 p. L’Anniversaire, Éditions du Seuil, Paris, 1972, 143 p. Articles  L’instituteur du bled en Algérie , Examens et Concours, Paris, mai-juin 1951.

Le désaccord , Soleil, Alger, no 6, juin 1951. Les potines , Foyers ruraux, Paris, no 8, 1951. Les rêves d’Irma Smina , Les Cahiers du Sud, Rivages, Marseille, no 316, 2e semestre 1952. Ma mère , Simoun, no 8, mai 1953, Oran. Réponse à l’enquête , Les Nouvelles Littéraires, Larousse, Paris, 22 octobre 1953. L’auteur et ses personnages , Bulletin de l’Amicale des anciens élèves de l’école normale de Bouzaréa, février 1954. Le départ , L’Action, Parti socialiste destourien, Tunis, no 9, 20 juin 1955.

Les aventures de Ami Mechivchi , Journal des instituteurs de l’Afrique du Nord, no 1, 29 septembre 1956. Journal des instituteurs de l’Afrique du Nord, no 2, 13 octobre 1956. Souvenir d’une rentrée , no 2, Journal des instituteurs de l’Afrique du Nord, 15 octobre 1956. L’instituteur du bled en Algérie , Journal des instituteurs de l’Afrique du Nord, no 3, 25 octobre 1956 . Le beau de Tizi , Journal des instituteurs de l’Afrique du Nord, no 4, 10 novembre 1956.

Les bergères , Journal des instituteurs de l’Afrique du Nord, no 5, 24 novembre 1956. Hommage à l’école française , Journal des instituteurs de l’Afrique du Nord, no 6, 6 décembre 1956. Les écrivains musulmans , Revue française de l’élite européenne, Paris, no 91, 1957. La littérature algérienne , Revue française, Paris, 1957. Le voyage en Grèce , Revue française, Paris, 1957. La légende de Si Mohand , Algeria, OFALAC, septembre 1958. Preuves, Paris, Congrès pour la liberté de la culture, no 91, septembre 1958.

Le dernier message , Preuves, Paris, Congrès pour la liberté de la culture, no 110, avril 1959. Le départ du père , Algeria, OFALAC, no 22, mai-juin 1959. Journal d’un Algérien , Preuves, Paris, Congrès pour la liberté de la culture, no 139, septembre 1959. La vache des orphelins , Algeria, OFALAC, no 30, janvier-février 1960. Si Mohand ou Mehand , La nouvelle critique, PCF, no 112, janvier 1960. L’entraide dans la société kabyle , Revue des centres sociaux, Alger, no 16, 1961. Déclaration téléphonique après la mort d’Albert Camus , Oran Républicain, Oran, 6 janvier, 1962.