Mystiques de l’Angleterre médiévale : Anthologie PDF

Cloche de l’église de Saleby, Västergötland, Suède, contenant des inscriptions en futhark datant de 1228. L’étymologie exacte du mot rune est obscure. Il n’existe apparemment aucune racine en langue indo-européenne pour ce terme. Il en a mystiques de l’Angleterre médiévale : Anthologie PDF plusieurs types qui ont évolué en fonction du temps, mais aussi du peuple qui les employait.


De nos jours, la mystique rhénane retient l’attention des chercheurs, avec raison ! Mais il faut rappeler qu’à même époque, en Angleterre, du 13e au 15e siècle, a fleuri une école originale qui a donné naissance à des œuvres rédigées, en anglais ou en latin, empreintes d’une note affective qui donne souvent à ces écrits un charme prenant. Les principaux de ces mystiques sont Walter Milton, Richard Rolle, Julienne de Norwich, dont le rôle dans l’histoire de la spiritualité fut très important, et l’auteur anonyme du  » Nuage de l’inconnaissance « , dont le titre même évoque une prestigieuse tradition. On trouvera ici une anthologie de ces écrits choisis pour répondre à la question fondamentale : quelle originalité a la mystique chrétienne par rapport à d’autres formes de mystique ? Cette anthologie est aussi comme un hommage aux moines de Walter Hilton Solesmes exilés en Angleterre pendant plus de vingt ans – Dom Noetinger notamment, qui publia la première traduction française du  » Nuage de l’inconnaissance  » – qui se penchèrent, souvent avec une grande largeur de vue, sur le phénomène  » mystique « .

Peut-être en existait-il de plus anciennes, mais elles n’ont pas survécu car elles avaient dû être gravées dans le bois, comme en attestent de nombreuses sagas. Il s’agit surtout d’inscriptions funéraires, notamment abondantes en Suède. En revanche l’Islande pourtant colonisée par les Vikings n’a pas connu l’expansion de l’écriture runique à laquelle on a assisté sur le continent : on y trouve une cinquantaine d’inscriptions tout au plus, et elles sont tardives. Le fuþark fut créé par les locuteurs d’un dialecte germanique afin de transcrire leur langue.

Les alphabets alpins auraient alors été complétés par des lettres latines. Plusieurs scénarios runiques différents furent développés au cours du temps. La difficulté soulevée par toutes ces hypothèses, aussi sérieuses soient-elles, est qu’aucune n’est capable de fournir une explication complète sur l’origine des fuþark, en raison d’un problème soit de datation, soit de contact entre les Germains et les systèmes d’écriture de leurs  voisins . Meldorf, qui peut être lue soit comme en écriture latine nidi, soit en latin et runique irih, hiri, ou finalement en runique iwih, iþih ou hiþi.