Ontologie et temporalité. : Esquisse d’une interprétation intégrale de Sein und Zeit PDF

Cet article est une ébauche concernant la philosophie. Il est courant de dire qu’à toute époque, l’époque qui l’a précédée étonne par sa Weltanschauung, ontologie et temporalité. : Esquisse d’une interprétation intégrale de Sein und Zeit PDF’est-à-dire sa manière de voir et de concevoir le monde.


 » Être et Temps  » : la conjonction de ces termes ne désigne pas seulement le maître-livre de Heidegger, Sein und Zeit, paru en 1927, mais aussi un chantier de travail inauguré dès 1919, qui prend une forme plus précise à partir de 1923, avant d’être provisoirement interrompu, sans être définitivement abandonné en 1928. La publication des enseignements donnés à Fribourg puis à Marbourg de 1919 à 1928 (ce qu’on peut appeler sa  » décennie phénoménologique « ), permet aujourd’hui de préciser la genèse du chantier et du livre  » Être et Temps ». Explorer aussi systématiquement que possible l’ensemble des liens qui rattachent le chantier au livre, telle est la tâche que s’assigne la présente interprétation qui se veut phénoménologique et critique. Phénoménologique, par le souci d’aller avec Heidegger aux  » choses mêmes « , au lieu de s’enfermer dans un jargon heideggérien ; critique, par la volonté de faire intervenir des éléments déterminés de l’histoire de la réception de l’ouvrage et, le cas échéant, de suggérer une autre lecture possible de tel ou tel phénomène. Le commentaire intégral du texte de Sein und Zeit est précédé par une introduction historique : elle retrace l’itinéraire qui conduit de l' » herméneutique de la facticité « , élaborée dans les premiers enseignements de Fribourg (1919-1923), à une  » ontologie fondamentale », articulée sur une analytique existentiale. Le thème central est le lien entre l’être et le temps – problématique mise en chantier à Marbourg (1923-1928). L’ouvrage s’achève par une analyse des derniers enseignements de Marbourg, où se dessine la figure de la  » différence ontologique  » qui formera le thème central de l' » ontologie fondamentale  » dont Sein und Zeit a jeté les bases. On conclut enfin sur la première grande auto-interprétation de 1928, qui revêt une valeur canonique pour le destin ultérieur du travail heideggérien. J. G.

Guillaume Fagniez évoque le débat entre Wilhelm Dilthey et Edmund Husserl en 1911, qui aurait marqué le point culminant de l’omniprésence de la Weltanschauung. Hegel donne l’une des critiques les plus précises de la Weltanschauung. La critique a effeuillé les fleurs imaginaires qui couvraient la chaîne, non pas pour que l’homme porte la chaîne prosaïque et désolante, mais pour qu’il secoue la chaîne et cueille la fleur vivante. Tout accroissement de connaissance et d’expérience est un pas de plus vers son développement. Le spectacle ne peut être compris comme l’abus d’un monde de la vision, le produit des techniques de diffusion massive des images.

Weltanschauung Dictionnaire des concepts philosophiques, p. Contribution à la critique de La philosophie du droit de Hegel, Introduction. L’Âme et la vie, Le Livre de poche, 2008, p. La Société du spectacle, Gallimard, coll.

Michel Blay, Dictionnaire des concepts philosophiques, Larousse, 2013, 880 p. Jean Greisch, Ontologie et temporalité : Esquisse systématique d’une interprétation intégrale de Sein und Zeit, PUF, 1994, 1re éd. L’époque des conceptions du monde , dans Chemins qui ne mènent nulle part, Gallimard, coll. Lire les Beitrage zur Philosophie de Heidegger, Hermann, coll. Rue de la Sorbonne , 2017, 356 p.

Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 28 janvier 2019 à 19:05. Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. L’ontologie dans son sens le plus général s’interroge sur la signification du mot  être . Grèce antique, tels Parménide et Platon.

Il faut également distinguer l’ontologie en tant que telle de l’ousiologie, laquelle est la science de l’être entendu en tant qu’essence. Aristote,  Il y a une science qui étudie l’être en tant qu’être, et les attributs qui lui appartiennent essentiellement. La  scolastique  reprendra cette doctrine en réinterprétant à son tour la  question de l’être  comme métaphysique générale, c’est-à-dire comme science des premiers principes, appelés aussi  transcendantaux  au sens où ils renvoient aux déterminations communes à tous les êtres. Parler d’ontologie, c’est donc essentiellement la distinguer de la métaphysique. L’école éléatique avec Parménide et Zénon d’Élée pose comme vérité première le fait que ce qui est, l’être, est, et qu’il est sans négation et sans altération. Héraclite d’Éphèse soutient  que rien dans le monde ne subsiste un instant identique à soi-même. L’être n’est pas un et unique, et les grands genres de l’être doivent aussi inclure l’altération et la négation.

Thomas d’Aquin s’oppose à cette théorie de l’univocité de l’être, et rejette aussi une équivocité totale. Il introduit un moyen terme avec celui d’analogie. Anselme de Cantorbéry qui prétend prouver l’existence de Dieu à partir de son concept. La Critique de la raison pure rejette les arguments onto-théologiques en considérant que l’existence n’est pas un prédicat qu’on ajouterait à un sujet, mais la position du sujet.

L’ être  se dit en de multiples acceptions, dit Aristote au début du quatrième livre de sa Métaphysique, il énumère en ce même passage, une liste de concepts dont chacun reçoit le nom d’étant d’une façon chaque fois différente. En métaphysique, chez Aristote comme plus tard chez René Descartes, le rôle du fondement est joué par la  Substance . Mais plus généralement, rechercher le fondement ou principe c’est s’interroger sur quoi repose ultimement les choses et donc, de proche en proche, remonter jusqu’à la cause première ou premier principe non causé. Dans sa quête formelle, cette question du système, va conférer à l’Idéalisme allemand, son unité, par-dessus les différences de tempéraments de ces protagonistes. Des trois philosophes ce dernier commentateur considère le système hégélien comme le seul véritablement accompli.

Alors que pour Kant, qui l’aurait créé, le terme  onto-théologie  désigne simplement, une forme spéculative qui vise à déduire l’existence de Dieu de son concept, il devient loi interne de l’être chez Martin Heidegger, dans sa réinterprétation de l’histoire de la métaphysique, et ceci depuis l’origine grecque. Dès lors, à la suite de sa longue méditation de Nietzsche, Heidegger va éprouver l’ oubli de l’être . La  Technique  au sens du  Gestell  ou  Dispositif , tient l’homme en son pouvoir, il n’en est nullement le maître. Heidegger semble y redécouvrir le thème kantien d’une  metaphysica naturalis  qu’il va tenir pour la véritable métaphysique.