Palais et pouvoir : De Constantinople à Versailles PDF

La façade est du noyau intérieur du palais. Palais de Topkapı, Première Palais et pouvoir : De Constantinople à Versailles PDF, 1584, manuscrit du Hünername. De 1465 à 1853, il est la résidence urbaine, principale et officielle, du sultan ottoman.


Dans son traité De l’architecture et de l’art de bien bâtir (1452), Léon Battista Alberti distinguait les types de palais suivant la nature du pouvoir de ceux qui y résidaient :  » L’habitation devra être conforme au type de vie que le chef entend y mener, qu’il soit roi, tyran ou personne privée.  » Quel sens les princes bâtisseurs ont-ils donc voulu donner à l’espace qui consacre leur autorité ? C’est la question qu’explorent les différentes contributions de ce volume, qui se veut avant tout livre d’histoire. Histoire, et pas seulement histoire de l’art : la brique, la pierre, le marbre y sont considérés comme une archive capable, au même titre qu’une charte ou un traité de jurisconsulte, d’éclairer l’historien sur la nature du pouvoir. Architecture parlante, le palais, avec les jardins qui l’entourent, se donne à voir tel un texte, la structuration d’un espace traduisant l’idéologie dans la matière. De la Chine à l’Europe, de l’Antiquité tardive aux Lumières, de Bagdad à Versailles en passant par Constantinople, les palais matérialisent un imaginaire de force et d’intimidation, thésaurisent les richesses, imposent une  » mise en ordre  » de la cour, hiérarchisent l’accès au prince, participent au processus de  » civilisation des mœurs « . À la fois manifestations de puissance et gardiens de mémoire, les lieux de pouvoir traités dans ce livre montrent l’ambivalence des formes par lesquelles le prince façonne un lieu à son image.

La construction commence en 1459, sous le sultan Mehmed II, conquérant de la Constantinople byzantine. Le palais est un complexe architectural composé de quatre cours principales et de nombreux bâtiments annexes. Au plus fort de son existence comme résidence impériale, il abritait plus de 4 000 personnes et s’étendait sur une zone encore plus vaste. Après la fin de l’Empire ottoman en 1921, le palais de Topkapı est transformé en musée de l’ère ottomane par décret du nouveau gouvernement républicain du 3 avril 1924. Le musée du palais de Topkapı est, depuis, placé sous l’administration du ministère de la culture et du tourisme.

Le palais de Topkapı est répertorié parmi les monuments de la zone historique d’Istanbul. Le palais et la Corne d’Or, vus de Galata. Corne d’Or et la mer de Marmara, avec de nombreux points de vue sur le Bosphore. Le sultan recherche un meilleur emplacement, et choisit l’ancienne acropole byzantine. Maquette de la pointe du Sérail, avec le complexe du palais de Topkapı. Le sultan Mehmed II lui-même crée la disposition de base du palais. C’est à partir de ce noyau privé que commencent à s’édifier les autres pavillons, depuis le promontoire vers les rives du Bosphore.