Parlons… Franc-Maçonnerie PDF

Morières, sa ville natale, le rond-point dédié à cet enfant du pays. Agricol Perdiguier naquit l’année d’Austerlitz et de Parlons… Franc-Maçonnerie PDF. Simon et François, préférant cultiver les terres. Il participa à la restauration des menuiseries de Notre-Dame des Doms.


Depuis toujours, la Franc-Maçonnerie fascine les esprits et nourrit les fantasmes. Est-elle une société philosophique, un club mondain, une entreprise démoniaque, une secte, un ordre de chevalerie, un laboratoire d’idées révolutionnaires ou une simple école d’humanité ? Ancien franc-maçon, l’auteur lève le voile. Son approche historique et symbolique très claire ne néglige aucune des questions d’activités, de coûts, de solidarités relatives au fonctionnement des loges. Elle s’enrichit d’un précieux index des cent francs-maçons les plus célèbres de l’histoire éclairant ainsi les vrais mystères de la Franc-Maçonnerie.

En 1823, il devint affilié chez les  Compagnons du Devoir de la Liberté . De Paris, gagna Lyon, où il fut placé à la tête de sa  Société  comme premier compagnon, puis dignitaire. Il revint enfin à Morières le 24 août 1828. Ils s’installèrent au 104, rue du Faubourg-Saint-Antoine.

Il compléta son éducation, lisant les poètes, le théâtre de Voltaire. Il publia son célèbre Livre du Compagnonnage en 1839, le premier écrit sur les compagnons et par un compagnon, qui attira l’attention d’intellectuels comme Eugène Sue et George Sand. Il entretint dès lors une correspondance suivie avec Victor Hugo, Lamartine, d’autres écrivains et hommes politiques. Si ce livre le rendit célèbre, il excita la jalousie. Il publia ensuite d’autres ouvrages, et devint l’ardent ouvrier de la réconciliation entre les différentes sociétés de compagnonnage.

Pour lui, tout passait par l’éducation et la lecture. Livrez-vous à toute étude qui puisse vous éclairer et vous inspirer l’amour de vos frères. De simples individus se procurent, en souscrivant, des collections de livres. Passionné par le livre et par l’écriture, il ouvrit à Paris, dans le Faubourg Saint-Antoine, une librairie où il donna ses cours. Ce magasin fut fréquenté par Gambetta, Jules Ferry et d’autres acteurs sociaux de l’époque. Grâce à lui, elle découvrit les pratiques du compagnonnage, et il lui fit part de sa fierté concernant ses pays devenus prosateurs, à l’exemple du serrurier Pierre Moreau et de son ami Adolphe Boyer, l’imprimeur.

Avignonnais la Vertu s’était intégré, dès le début de sa carrière, dans le mouvement des chansonniers  qui ne chantait plus la bataille mais la paix et l’harmonie  entre compagnons et nous rappelle l’importance qu’eurent alors dans les Sociétés : Nantais Prêt à Bien Faire, Bourguignon la Fidélité, Vendôme la Clef des Cœurs, Bien Décidé le Briard, Parisien Bien Aimé et Guépin l’Aimable. Que les poètes aux mains calleuses surgissent de toutes parts et le dédain sera vaincu. George Sand prit l’initiative d’aider Perdiguier en organisant un Tour de France publicitaire et en y participant pécuniairement. Cette mise en avant d’Agricol Perdiguier facilita la reconnaissance du Compagnonnage et poussa les Devoirants à se sentir responsables d’un nouveau modèle social, alors que se développaient les idées qui se retrouvèrent au cœur de la révolution de 1848. Chacun suivit alors son chemin, mais la romancière soutint longtemps Perdigiuer et son épouse.

En 1855, elle écrivit un second livre en souvenir de leurs espoirs communs : La Ville Noire. Statue d’Agricol Perdiguier dans le Square Agricol Perdiguier d’Avignon. Républicain de conviction, il prit position pour la laïcité de l’enseignement. La fraternité, l’entraide mutuelle et l’accès à l’instruction furent les moteurs de son action qui se déplaça sur un terrain plus politique. Le gouvernement Ledru-Rollin ayant organisé les élections pour l’Assemblée constituante le 23 avril, Perdiguier se présenta à la députation. Au bout de quatre ans, il put quitter la Suisse et rejoindre sa famille restée à Paris.

En novembre 1861, poursuivant son action en faveur du regroupement des compagnonnages, il en réunit un grand nombre de compagnons dans un banquet à Vaugirard. Souffrant de bronchite chronique, il dut démissionner de ses fonctions et continua son combat par la plume, préconisant le suffrage universel, l’abolition de la peine de mort, la liberté de la presse et la suppression du budget des cultes. Sentant ses forces décliner, il vendit son commerce parisien et ses quelques biens de Morières pour apurer ses dettes. Selon ses désirs, il eut droit à des funérailles civiles. Dictionnaire des Parlementaires français de 1789 à 1889, Paris, Bourloton, 1889, tome IV, p. Le chapier est une armoire à chasuble ou chape.