Penser le monde : Une histoire de la physique jusqu’en 1900 PDF

Les nouvelles penser le monde : Une histoire de la physique jusqu’en 1900 PDF ne détruisent pas le cerveau, elles s’y adaptent ! La technologie est-elle responsable de l’accélération du monde ?


En regardant comment l’humanité a  » pensé le monde « , depuis la haute Antiquité jusqu’aux recherches mathématisées de la science moderne, nous verrons se former un ensemble de connaissances qui a valu l’appellation de  » reine des sciences  » à la physique. Pour nous donner cette clé du monde contemporain qu’est aujourd’hui la physique, Jean Baudet retrace ici pas à pas la chronologie des découvertes en l’illustrant chaque fois du portrait de leurs inventeurs.

Pour Hartmut Rosa, le temps a longtemps été négligé dans les analyses des sciences sociales sur la modernité au profit des processus de rationalisation ou d’individualisation. Pourtant, selon lui, l’accélération est la caractéristique de la société moderne. Invité par l’Insa de Lyon, il donnait une conférence jeudi auprès d’une foule d’étudiants à la bibliothèque Marie Curie du Campus de la Doua, sur le thème  la technologie est-elle responsable de l’accélération du monde ? Mon livre explique que l’essence et la nature de la modernité reposent sur l’accélération , attaque Hartmut Rosa. Pour lui, notre monde contemporain repose sur son dynamisme, qui n’a d’autre but que de mettre en mouvement le monde matériel, social et idéel. Pour comprendre ce qu’est l’accélération du monde, il faut comprendre ce que signifie la lenteur, estime Rosa.

La lenteur est une richesse de temps. Elle correspond à un état dans lequel on dispose de suffisamment de temps pour faire ce que l’on doit faire, au temps qui nous reste après avoir tout fait. Le rêve de la modernité c’est que la technique nous permette d’acquérir la richesse temporelle. L’idée qui la sous-tend est que l’accélération technique nous permette de faire plus de choses par unité de temps. Et c’est bien ce que la technique a permis, souligne Rosa, en pointant du doigt la rapidité introduite par la technique. Les voitures roulent de plus en plus vite, nous permettant dans le même laps de temps d’aller toujours plus loin.

La conséquence de cette accélération technologique c’est qu’on a besoin de moins en moins de temps pour réaliser une tâche, une activité précise. La quantité de ressources temporelles libres croit. Pour faire 10 km ou recopier un livre ou produire une image, nous avons besoin de beaucoup moins de temps que nos ancêtres. Pourquoi n’avons-nous pas plus de temps libre ?

Nous devrions donc avoir plus de temps libre que jamais, puisque nous avons besoin de moins de temps pour faire les choses, en conclut le philosophe. Pourtant, ce n’est pas ce qu’il s’est passé. La prédiction ne s’est pas réalisée. Nous ne disposons pas de plus de temps : nous en avons toujours trop peu. Nous vivons dans une pénurie de temps, une  famine temporelle , comme la décrivait en 1999 les sociologues américains John Robinson et Geoffrey Godbey dans Time for Life : The Surprising Ways Americans Use Their Time. Toutes les sociétés modernes sont caractérisées par une pénurie de temps : plus une société est moderne, moins elle a de temps .

Ce n’est pas le pétrole qui nous manquera un jour, mais bien plutôt le temps, ironise le philosophe. Plus on économise le temps et moins on vit. D’où est-ce que ça vient ? Un économiste suédois a proposé un axiome : la richesse du temps est inversement proportionnelle à la richesse matérielle. Plus on est riche matériellement, plus on devient pauvre en ressource temporelle. Il applique cela à toutes les cultures du monde  : plus les sociétés sont riches, plus les gens sont stressés.