Plaidoyers politiques et judiciaires. Tome 1 (Éd.1882) PDF

La conjuration de Catilina est un complot politique visant la prise du pouvoir à Rome en 63 av. Sur sa route, le conspirateur voit ses visées contrecarrées par plaidoyers politiques et judiciaires. Tome 1 (Éd.1882) PDF détermination du consul Cicéron, dont le mandat touche à sa fin au moment des faits. République, avant que cette même affaire ne le contraigne à l’exil en 58.


Plaidoyers politiques et judiciaires. Tome 1 / Jules Favre ; publiés par Mme Vve Jules Favre,…
Date de l’édition originale : 1882

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L’épisode est resté célèbre en raison de sa postérité littéraire : Cicéron en a laissé quatre fameux discours politiques, les Catilinaires, et l’historien romain Salluste en a également rendu compte dans un de ses ouvrages, La Conjuration de Catilina. Buste de Sylla, glyptothèque de Munich. Italie dans de nouveaux troubles sociaux et politiques. C’est bien souvent dans la rue que se règlent les différends politiques.

Par exemple, Lépide, consul en 78, voulut rappeler les exilés de la précédente guerre civile et rendre aux paysans des terres confisquées et données aux vétérans de Sylla, ce qui provoque l’opposition du Sénat. L’affaire se résout par les armes. La guerre civile est terminée, mais elle laisse des traces profondes. 70 km à l’intérieur des côtes, une armée de 20 légions, 500 navires, le droit de choisir ses légats, etc. Rome depuis 67, à cause du coût de la troisième guerre de Mithridate et celle contre les pirates. Mais la situation politique ayant changé depuis leur obtention, elles sont désormais considérées comme illégales et les repreneurs ne se pressent pas pour les acquérir.

Face à ces problèmes, Rome ne peut pas grand chose. La guerre coûte cher et ralentit aussi le commerce avec l’Orient : cela se traduit par une baisse importante des revenus d’une partie de la population, et incite les créanciers à réclamer leur argent à des débiteurs pris à la gorge, ce qui augmente les tensions. Les nobles sont aussi touchés par une crise qui affaiblit encore plus certains d’entre eux déjà ruinés depuis longtemps par leur goût du luxe. D’où chez Catilina, une certaine volonté à remettre en valeur sa position sociale. Il les séduit par son énergie, sa hardiesse et sa résolution, et ces derniers forment autour de lui une sorte de garde d’honneur. Il sert Gnæus Pompeius Strabo durant la guerre sociale, puis soutient Sylla lors de sa dictature. Mais cette affaire l’empêche de se porter candidat au consulat pour la même année.

Catilina ainsi qu’un de ses compagnons. Le complot, bâclé, est un échec, mais tous les conspirateurs en sortent sans encombre. Salluste laisse plutôt de Catilina le portrait d’un chef de bande démagogue et populiste que celui d’un politicien. Buste de Cicéron, au musée du Capitole. Toutefois, avant l’épreuve de force, Catilina cherche à se montrer respectueux des lois, et tente de s’emparer du pouvoir légalement : les Romains tiennent la royauté en horreur et utiliser les moyens légaux pour arriver à ses fins faciliterait grandement sa tâche.

La déception de perdre les élections consulaires pour la deuxième fois le pousse à chercher l’obtention de l’autorité d’une manière radicale. Catilina se vante d’avoir des soutiens dans de nombreuses provinces, et certains ne craignent pas de révéler le complot à des tiers. Cicéron et les consuls désignés Silenus et Murena, qui ont été prévenus du danger par Fulvia, maîtresse de l’un des conjurés, Quintus Curius. Peut-être dans l’espoir d’apaiser les craintes, ou celui de se défendre des soupçons nourris contre lui, Catilina fait alors une apparition dans l’assemblée. Cicéron révèle alors que Catilina prépare un soulèvement en Étrurie. Il parvient à convaincre le Sénat de prendre des mesures.