Préhistoire entre Vienne et Charente : Hommes et sociétés du Paléolithique PDF

Blason du département de la Charente. Zone de plaine parcourue par un fleuve calme, la Charente est parsemée de nombreux sites qui attestent un peuplement dès le Paléolithique qui s’est continué sans interruption au Néolithique puis à l’âge préhistoire entre Vienne et Charente : Hommes et sociétés du Paléolithique PDF fer. Le territoire correspondant actuellement à la Charente est peuplé au moins depuis le Paléolithique inférieur, bien représenté par de nombreux bifaces acheuléens trouvés dans les alluvions de la Charente.


Cet ouvrage comprend : Les Hommes paléolithiques entre Vienne et Charente / Des sites paléolithiques entre Vienne et Charente / Art paléolithique entre Vienne et Charente

L’industrie lithique de la Quina a donné son nom à un faciès particulier du Moustérien, le  Charentien de type Quina  dit aussi  Charentien . Cette grotte ornée possède des œuvres du Paléolithique supérieur dont une main négative réalisée à la peinture noire, des ponctuations rouges et noires et une peinture au trait noir qui pourrait représenter un être humain. Le site de Roc-de-Sers, situé dans la vallée du Roc dans une des grottes de la falaise, a livré des industries aurignaciennes ainsi qu’une sépulture contenant trois squelettes et des frises sculptées de chevaux, bisons et bouquetins, attribuées au Solutréen. Sur la commune de Mouthiers-sur-Boëme, l’abri sous roche de la Chaire-à-Calvin est orné d’une frise de chevaux en ronde-bosse attribuée au Magdalénien. Article détaillé : Néandertal en Charente et ses environs. VIe et début du Ve millénaire av.

Charmé, en cours de fouilles depuis 2013. Les plus connus sont les camps des Matignons à Juillac-le-Coq, de Fontbelle à Segonzac, de Chenommet, etc. Les fossés de ces camps recevaient des sépultures. Les dolmens sont édigfiés au cours du Ve millénaire et au début du IVe, presque uniquement pendant le Néolithique moyen. Ces derniers sont très nombreux en Charente, isolés ou groupés, à l’origine enfouis sous des tumuli de pierre appelés cairns.

Ensuite on trouve les dolmens à chambre funéraire quadrangulaire à couloir d’accès dits de type angoumoisin en Charente intérieure, ou, dans le Cognaçais, de type angevin avec une antichambre précédant la chambre funéraire. Les fouilles des tumuli du dolmen A de la Boixe et des dolmens de la Motte de la Jacquille et de la Petite Perrotte à Fontenille ont donné d’importantes informations quant aux techniques de construction des monuments du Ve millénaire av. Article détaillé : Liste des dolmens de Charente. France au cours du IIIe millénaire av. Les premiers cuivres apparaissent avec la civilisation d’Artenac. Des groupes de la civilisation à céramique campaniforme existaient, on retrouve leurs sépultures mais peu d’habitats. Santons vivent en Charente saintongeaise et en Charente-Maritime.

La monnaie de l’Angoumois était largement d’origine lémovice. De nombreux objets ont été retrouvés sur tout le territoire du département. Exposé au musée d’Angoulême, il s’agit d’une des œuvres les plus remarquables de l’art celtique. Pline renvoie les Agésinates plus au sud, vers la Garonne. Ces routes et le fleuve, navigable de la mer jusqu’à Angoulême, permettent un important commerce. Dynamius, dont Grégoire de Tours loue l’attitude digne lors du siège d’Angoulême par les Vandales en 406. Cette période troublée est marquée par des invasions successives.

La Charente est morcelée en de nombreux fiefs, les seigneuries les plus importantes sont celles de Cognac, de Jarnac et d’Angoulême. En 565, un Waddon est mentionné comme comte de Saintonge. C’est l’époque des ermites avec saint Cybard, saint Amant, saint Fraigne et saint Groux. Angoulême aurait compté cinq lieux de culte dans ses murs et autant dans les faubourgs. Puis, alors que la Charente fait partie de la seconde Aquitaine devenue indépendante, c’est l’invasion des Maures, repoussés en 732 par Charles Martel. Pépin le Bref entreprend la reconquête de l’Aquitaine et dévaste l’Angoumois en 766.