Primitifs italiens : Le vrai, le faux, la fortune critique PDF

Wikipédia, cette page sera supprimée ou purgée primitifs italiens : Le vrai, le faux, la fortune critique PDF bout d’une semaine maximum. En attendant le retrait de cet avertissement, veuillez ne pas réutiliser ce texte.


Le catalogue accompagne une exposition intitulée Vrai ? Faux 7 Le primitif italien était presque parfait, qui trouve tout son sens au Palais Fesch-musée des Beaux-Arts. Le cardinal Fesch appartient en effet à la génération des « pionniers » dans la découverte de la peinture italienne avant Raphaël, ignorée ou méprisée jusque-là. Le parcours se propose d’évoquer l’évolution du goût pour les Primitifs italiens, depuis leur découverte au XVIIIe siècle, jusqu’à l’engouement pour les « fonds d’or » et la création de faux ayant parfois défié les meilleurs experts. Mais il ne se limite pas à une exposition de contrefaçons et entend mener une réflexion sur l’oeuvre et son double, sur les « copies, répliques et pastiches » présents dans la peinture italienne dès le Moyen Age : la pratique des copies dans les ateliers des peintres de la Renaissance (Botticelli, Lorenzo di Credi, Ghirlandaio), la question des signatures, la persistance de certains modèles copiés sur plusieurs siècles, les portraits d’hommes illustres qui prendront place dans les galeries historiques. Au XIXe siècle, la passion pour les « cabinets de gothicités » invita collectionneurs et marchands à des transformations, des maquillages ou des détournements d’oeuvres parfois insolites. Cette « flambée médiéviste » eut aussi pour conséquence ultime l’explosion des falsifications à la fin du siècle. Le Palais Fesch-musée des Beaux-Arts d’Ajaccio propose au public une exposition jusqu’alors jamais organisée sur le goût des Primitifs et tente de répondre à une question que se pose la majorité d’entre nous : qu’est-ce qu’un « vrai », qu’est-ce qu’un « faux » ?

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ? Le romantisme est l’expression en France du mouvement littéraire et artistique appelé romantisme. Querelle des Anciens et des Modernes. Il faudra, pour amener en France une réaction radicale contre le Classicisme, d’autres influences plus fortes et plus profondes.

C’est dans cette forêt que Musset puisa l’inspiration de Souvenir, l’un de ses plus beau poèmes. Le lac de Thoune, dont les rives furent si prisées. La nature elle-même que l’on aime, ce n’est plus la nature sage et rangée, sans exubérance ni imprévu. Le goût se développe de la vraie nature avec ses caprices et même sa sauvagerie.

On goûte déjà le clair de lune, le son du cor au fond des bois, les landes, les étangs et les ruines. Bientôt, même la France des plaines et des collines, la France de l’Île-de-France ne suffit plus. On va chercher en Suisse et dans la montagne des émotions plus fortes et des frissons nouveaux. Après 1750, ce furent les rocs tourmentés, les tempêtes, les vagues en furie de Claude Joseph Vernet qui eurent la faveur.

Gagnés par ces influences, les propriétaires de parcs ou de maisons de campagne veulent chez eux d’autres décors. Claude Joseph Vernet : Tempête de mer avec épaves de navires. Ermenonville et à Bagatelle, qui sont les modèles du genre. En même temps que le goût de la nature vraie ou embellie par des ruines, se développe le goût du Moyen Âge et de nos antiquités nationales. Grâce surtout au comte de Tressan, qui donne en 1782 ses Extraits des romans de chevalerie, la mode vient aux troubadours et à la littérature gauloise. Les influences étrangères ont été profondes sur ce mouvement préromantique, surtout celle de l’Angleterre. Les Anglais nous avaient fourni, avant 1760, par l’intermédiaire de Voltaire et de Montesquieu, des théories de liberté politique et de gouvernement constitutionnel.

On goûta le théâtre anglais avec le même zèle que les romans. Pourtant Shakespeare fut âprement discuté, Voltaire le traitait de fou, et Rivarol et La Harpe pensaient à peu près comme lui. Avec les drames de Shakespeare, c’est l’âme anglaise elle-même qui conquiert les âmes françaises, âme sombre et sauvage, toute pleine de brume, de mystère et de spleen, mais profonde, et qui sait découvrir ce qui ébranle fortement l’imagination et jette l’âme dans une espèce de vague obscure et menaçant. Ce furent les Anglais Hervey, Gray et surtout Young qui mirent dans cette poésie sépulcrale les affres du désespoir et les sombres plaisirs d’un cœur lassé de tout.

Grâce à ces influences et malgré les railleries de Voltaire, le genre sombre se créa peu à peu. Dans les Poèmes d’Ossian, on trouva les horizons et les dieux du Nord, les brumes légères et glacées, les tempêtes auxquelles se mêlent la voix des torrents, les vents déchaînés et les fantômes. Dans Ossian s’épanouissait tout ce que la littérature du Nord renferme de visions funèbres et d’étranges splendeurs. Cet engouement pour les littératures étrangères était souvent, hâtons-nous de le dire, fort prudent et mitigé. Le goût du sombre, le galimatias lugubre et sépulcral et les bardes mêmes d’Ossian ont été discutés, tout au moins jusqu’à la Révolution, et si on s’engouait du barbare et du sauvage, c’était à condition qu’ils fussent un peu léchés. Au vrai, Shakespeare, Young et Ossian, les Anglais, les Celtes, les Scandinaves, ont exercé en France une impression bien moins profonde que dans les pays germaniques. On ne les goûtait chez nous que dans des traductions édulcorées, et encore les goûtait-on moins que les tendres idylles et les douces pastorales de Gessner, le Théocrite allemand.