Qui est le Juge : Pour en finir avec le tribunal de l’Histoire (Essais) PDF

L’équipe du film au festival qui est le Juge : Pour en finir avec le tribunal de l’Histoire (Essais) PDF Cannes 2018. France le 19 mai 2018 et a fait la clôture du festival de Cannes le même jour.


Un mal hante l’époque : la manie compulsive de juger. Tout le monde semble vouloir juger tout le monde, comme si cette escalade judiciaire était de nature à pallier l’obscurcissement de la politique et l’affaissement du civisme.
Pourtant, qu’il s’agisse des grands procès pour crime contre l’humanité ou de l’expérience des tribunaux pénaux internationaux, le jugement sonne faux. Sa justice manque de justesse.
Des événements récents à fort retentissement médiatique permettent de prendre la mesure du problème. L’affaire Pinochet : à quelles conditions l’humanité peut-elle devenir source de droit et comment juger les dictateurs ? Les procès pour crime contre l’humanité : quel usage en faire, quand sa définition évolue tant ? Le procès Papon : comment, cinquante ans après, démêler les faits, distinguer les responsabilités individuelles de celles de l’Etat ? La table ronde des historiens organisée par le journal Libération pour soumettre à l’examen les accusations de Gérard Chauvry contre Lucie et Raymond Aubrac : peut-on éviter que l’expertise historique dégénère en instruction ?
Ce malaise n’est pas seulement celui du droit, il est tout autant celui de l’histoire : plutôt que d’accepter la fragile incertitude du jugement humain, la tentation reste forte en effet d’en appeler à de vieux fétiches majuscules, l’Histoire ou l’Humanité, de glisser du jugement historique toujours en appel au tribunal définitif de l’Histoire.
Contre cette tentation, je me suis efforcé tout au long de ce livre de définir les conditions politiques d’un juste exercice du jugement en matière historique, où mémoire, deuil et oubli contribuent chacun à sa façon à l’institution d’une société conscience et responsable.
Daniel Bensaïd est maître de conférences de philosophie à l’université Paris-VIII. Il a publié plusieurs ouvrages, parmi lesquels Walter Benjamin, sentinelle messianique (1990), Jeanne, de guerre lasse (1991), Marx l’intempestif (1995), La Discordance des temps (1995), Le Pari mélancolique (1997).

Il est dédié à la mémoire de Jean Rochefort et John Hurt, qui avaient participé aux tentatives précédentes. Toby Grisoni, un réalisateur de pubs désabusé, se rend en Espagne pour le tournage d’une publicité. Il y rencontre un gitan qui lui offre une copie du film de jeunesse — une adaptation lyrique de l’histoire de Don Quichotte — que Toby avait réalisé dans la région il y a une dizaine d’années. Toby part à la recherche du petit village de Los Sueños où il avait tourné ce film. Terry Gilliam a l’idée d’adapter le Don Quichotte de Cervantès en 1990.

Terry Gilliam estime le budget prévisionnel du film à 60 millions de dollars. En plus de Pathé et Canal Plus, un producteur allemand du nom de Rainer Mockert se propose de compléter le budget en faisant appel à un fonds d’investissement privé allemand. Les investisseurs allemands de KC Medien permettent de boucler le financement et le tournage peut commencer en octobre 2000. Le début du tournage, perturbé par une infection de la prostate de Jean Rochefort, commence en octobre 2000, près d’une base militaire au nord de Madrid.

Moi, j’y suis pour rien, et puis le cheval est mort bien après le tournage ! C’est absolument faux, je n’ai jamais maltraité le moindre animal! Le cheval était pris en charge par un dresseur. J’ai entendu dire que l’animal était mort, mais c’est arrivé longtemps après que le tournage a été interrompu.

C’est horrible qu’on ait dit ça sur moi. J’ai revu Jean un an avant sa mort et il ne m’a jamais reparlé de ça. Terry Gilliam réécrit en partie le script avec son coscénariste Tony Grisoni et projette de tourner le film en avril 2010, sous réserve d’arriver à réunir les fonds nécessaires. Robert Duvall confirme qu’il a été choisi par Terry Gilliam pour reprendre le rôle de Don Quichotte. Néanmoins le projet est une nouvelle fois annulé par manque d’argent. On pourra distinguer dans cette idée une certaine mise en abyme des propres mésaventures de Terry Gilliam et de ses tentatives avortées de réaliser un film autour de Don Quichotte. Par ailleurs, John Hurt est diagnostiqué d’un cancer du pancréas à l’été 2015, ce qui, même après rémission, l’empêche d’être assuré pour le film et le met hors d’état de participer au projet.

Cette nouvelle mouture échoue donc comme les précédentes et le projet change de producteur en passant dans les mains de Paulo Branco en 2016. Paulo Branco, Gilliam s’impatiente et demande des garanties financières à son producteur, qui, devant le manque de moyens, plaide maintenant pour une réduction du budget. Les points de vue des deux hommes deviennent si irréconciliables que Branco décide d’annuler la préproduction du film le 6 août 2016. Il est remplacé par un autre habitué de l’univers de Terry Gilliam en la personne de Jonathan Pryce. Le film est une co-production entre l’Espagne, le Portugal, le Royaume-Uni, la France et la Belgique. Le tournage peut ainsi débuter en Espagne en mars 2017.

Fulton et Pepe ont ainsi réalisé plusieurs séquences en utilisant ce qu’ils appellent une technique d’ écran mental , où ils restent focalisés sur le visage de Gilliam, révélant ainsi ses réactions à ce qui se passe autour de lui. Ces plans sont au cœur de leur nouveau film. Parallèlement au tournage et à la post-production du film, l’ex-producteur Paulo Branco veut faire valoir devant la justice les droits qu’il estime toujours avoir sur le scénario. Le 15 juin 2018, la cour d’appel de Paris proclame la validité du contrat unissant Terry Gilliam et Paulo Branco. Tornasol Films estiment au contraire dans un communiqué que « le juge a considéré le 15 juin que le contrat n’avait pas été résilié proprement par M. Gilliam, et c’est la seule chose dont le jugement parle.