Réduction et donation. : Recherches sur Husserl, Heidegger et la phénoménologie PDF

Dans l’acception réduction et donation. : Recherches sur Husserl, Heidegger et la phénoménologie PDF du mot, est intentionnel ce qui est  à propos de quelque chose ,  contient quelque chose à titre d’objet ,  a un objet immanent . Les croyances sont un exemple typique d’états mentaux intentionnels. Elles sont nécessairement à propos de quelque chose.


Selon le mot de Heidegger, quand il s’agit de phénoménologie, la possibilité va au-delà de l’effectivité. Ce qui ne signifie pas seulement que le nouveau commencement de la philosophie qu’inaugurent les Recherches logiques ouvre à la  » percée  » de Husserl penser le phénomène en tant qu’il se donne et comme il se donne mais aussi que la méthode de la réduction peut et doit se déployer jusqu’à son terme, sans aucune limite. Mais Husserl exerce la réduction à partir du seul le transcendantal et exclusivement en vue de l’objectité de l’objet, au point de ne pouvoir vraiment penser la différence entre le mode d’être de l’objet et celui de la  » région conscience « . Heidegger radicalise au contraire la réduction à partir du Dasein, moins constituant qu’exposé au monde, et en vue de la question de l’être, au point que la différence ontologique devienne le phénomène par excellence. Mais, justement, l’analytique du Dasein atteint-elle jamais, du moins selon la stricte rigueur phénoménologique, l’être comme un phénomène ? Produit-elle jamais la différence ontologique comme un donné véritable ? On tente de démontrer que, de fait,  » Sein und Zeit  » n’y parvient pas – d’où son achèvement essentiel. Cette aporie indique pourtant aussi que la phénoménologie recèle une dernière possibilité : la réduction peut réduire non seulement l’objectité, mais encore la question de l’être. Au  » Je  » constituant, mais aussi bien au Dasein, peut succéder un interlocuteur plus originaire – celui même qu’interpelle la pure donation elle-même, celui qui se laisse interloquer par le donné en tant que tel. J-L-M.

Par contiguïté l’intentionnalité pourra se charger du sens latin d’ intentio, c’est-à-dire pensée, concept, idée, signification. Franz Brentano, remet le concept d’intentionnalité au centre de la pensée philosophique. Husserl met en évidence la multiplicité des modes intentionnels qui gouvernent notre relation au monde : pensée, perception, imagination, volonté, affectivité, impression, rêve, etc. Ils sont toujours dirigés vers un certain objet sous une certaine description, peu importe que cet objet existe ou non à l’extérieur de ces états mentaux. Entre Husserl et son élève le plus célèbre Heidegger, l’intentionnalité et son interprétation aurait constitué, selon ce Hubert Dreyfus, le véritable enjeu. L’argument le plus radical qu’oppose Heidegger à ses prédécesseurs est que cette définition de l’intentionnalité présuppose , une  intentionnalité  plus fondamentale, non dite, qu’il va s’attacher à porter au jour.

L’intentionnalité n’est plus conçue comme un acte psychique visant une individualité. Husserl la théorie précède la pratique. Dans cette vision la connaissance n’est plus considérée comme fondamentale,  la relation est fondée sur une pré-compréhension de l’être des étants. Descartes découvrait, le cogito, avec ses cogitata, autrement dit l’intentionnalité, je vois un arbre, j’entends le bruissement des feuilles, c’est-à-dire, non un objet dans une conscience mais une  conscience de . Husserl s’inscrit encore dans l’interprétation traditionnelle comme quoi la théorie précède la pratique et que la perception et l’action impliquent l’activité mentale. Dans cette conception il n’y a plus deux choses, une chose transcendante, l’objet réel, et une autre immanente à la conscience qui serait comme un objet mental, mais une seule et même chose, l’objet en tant qu’il est visé par la conscience.

En foi de quoi le thème de la saisie de l’objet par la conscience qui motive les théories de la connaissance s’avère définitivement être un faux problème. Toutefois, ce rapprochement a été critiqué, notamment par John Searle. En effet, l’intensionnalité est un critère linguistique qui concerne des propositions, c’est-à-dire une façon d’exprimer les choses, alors que l’intentionnalité caractérise des phénomènes. Intentionnalité Dictionnaire des concepts philosophiques, p. Alain de Libera, La querelle des universaux, Seuil, 1996, p.

499, Intentio , in Dictionnaire du Moyen Âge, PUF, 2002, p. Thomas d’Aquin, Somme contre les Gentils, I, chap. Jean-Paul Sartre, Situation I, Gallimard, Paris, janvier 1939, p. Le Dictionnaire des concepts constate que cette exclusivité est contestée par certains, au motif que tous les verbes transitifs, psychologiques ou non, possèdent les mêmes traits.