Reiser : Les années Pilote PDF

Paris, est un dessinateur de presse et auteur de bande dessinée français connu pour ses planches à l’humour féroce. Reiser est issu d’une famille modeste : sa mère, Charlotte Reiser était femme de ménage et il ne connaît pas l’reiser : Les années Pilote PDF véritable de son père, peut-être le soldat Pierre Roussillon comme l’affirme sa mère.


Si tout le monde connaît le travail de Reiser pour « Charlie Hebdo » et « Hara-Kiri », beaucoup de lecteurs ignorent que le célèbre dessinateur est passé par le journal « Pilote » entre 1967 et 1972. Il y avait naturellement sa place au milieu des plus grands et des plus novateurs artistes de l’époque : Goscinny, Uderzo, Gotlib, Bretécher, Giraud, Druillet, Cabu…Paradoxalement, ces pages n’ont jamais été publiées en album. C’est donc un livre inédit riche de plus de 250 pages qui est ici proposé. Reiser, à la manière de la Rubrique-à-Brac de Gotlib, explore la société qui l’entoure et l’actualité avec beaucoup d’humour. Les amateurs de Reiser retrouveront avec plaisir l’esprit des ouvrages publiés à cette époque, comme Ils sont moches ou La Vie au grand air et découvriront, par exemple, les tribulations de l’éléphant alcoolique ou les mémoires d’Yvette Horner… Pour compléter cet ouvrage, un dossier présentera le travail de Reiser pour « Pilote », illustré par des documents d’époque rares ou inédits.

Il arrête ses études à 15 ans en 1956, il travaille un moment comme apprenti chez Couleurs Lefranc puis rentre chez le caviste Nicolas où il reste quatre ans jusqu’en 1960. En 1966, il entre au journal Pilote où il collabore avec Gotlib, Alexis, Mézières, Mandryka, etc. Ses dessins ont été rassemblés dans de nombreux recueils : Ils sont moches, La Famille Oboulot en vacances, Les Oreilles rouges, La Vie au grand air, Vive les femmes, La Vie des bêtes etc. Son habitude de parler des gens ordinaires, de leur vie de tous les jours. Son humour, très cru pour l’époque, et souvent d’un mauvais goût assumé.

Paris des suites d’un cancer des os et lors de son enterrement au cimetière du Montparnasse, l’équipe d’Hara-Kiri dépose sur sa tombe une gerbe sur laquelle on peut lire :  De la part de Hara Kiri, en vente partout . Histoires courtes et illustrations dans Hara-Kiri, 1960-1982. Histoires courtes et illustrations dans Hara-Kiri Hebdo, 1969-1970. Histoires courtes dans Charlie Mensuel, 1969-1970. Mon papa, dans Charlie Mensuel, 1969-1970.