Rencontres de langues : Question(s) d’interaction PDF

Nord, le centre et le Sud-Est rencontres de langues : Question(s) d’interaction PDF la Chine continentale. Le mandarin standard a, cependant, largement été inspiré par le mandarin de Pékin.


La question à laquelle cet ouvrage tente, à sa façon, de répondre est la suivante: comment s’y prend un locuteur pour communiquer avec un partenaire qui ne parle pas la même langue et, en même temps, pour s’approprier cette langue de l’autre ? La réponse qui est proposée ici passe par une approche interactionniste. Cet ouvrage montre comment nous sommes arrivés à cette question et à la démarche qui prend comme objet l’élaboration et le déroulement de l’interaction entre locuteurs de compétence linguistique décalée. Cette interaction, appelée ici interlingue, est conçue comme ouverte sur des perspectives de construction d’une identité nouvelle complexe et ancrée dans l’altérité et dans la temporalité. Nous étudions à travers des extraits de rencontres nombreuses et variées comment elle est abordée, conduite ou interrompue par les partenaires. Nous analysons de quelle façon cette collaboration suscite modifications, adaptations et donc appropriation de nouveaux outils, de nouvelles normes linguistiques, pragmatiques et socio-culturelles. C’est à ce processus d’adaptation / construction linguistico-culturelle, autrement dit de socialisation langagière, que s’intéresse actuellement l’approche interactionniste et plus précisément cet ouvrage. La portée de cette analyse de l’interaction interlingue est double. Elle concerne l’interaction en général. Dans ce sens, elle espère participer à l’élaboration d’une linguistique interactionnelle plus générale. L’interaction interlingue présente, en effet, les caractéristiques de toute interaction qui est d’abord la rencontre de l’autre, c’est-à-dire une rencontre située, concrète entre des personnes déterminées accomplissant ensemble des actions orientées et significatives pour leurs vies respectives. Elle veut aussi contribuer à la confirmation d’un courant fort de la réflexion concernant l’étude de l’appropriation d’une langue étrangère.
L’ouvrage s’adresse à des publics de linguistes, d’enseignants de langues et d’étudiants désireux d’aborder le domaine de l’acquisition et de l’interaction en langue étrangère ou d’y retrouver des pistes de réflexion qu’ils pourront prolonger à leur guise.

Ils s’écrivent tous en baihua, la langue chinoise écrite vernaculaire. Ils sont écrits au moyen des sinogrammes. Chine, de la diaspora chinoise à l’étranger, des échanges commerciaux effectués avec la Chine et d’un engouement croissant pour cette langue et les cultures chinoises. On la considère souvent comme la variante standard de cette langue. La prononciation du mandarin de Pékin est généralement moins articulée que dans les régions autour et bien qu’ils le nient généralement, on dit souvent que les Pékinois ont un  accent . Shandong, ou du Dongbei, pourtant proches de Pékin, en sont pourtant déjà éloignés. Ils sont plus proche du mandarin standard car ils sont plus articulés.

Le Mandarin parlé dans le sud de la Chine, jusqu’à Taïwan, sera très loin des langues du Nord. En dehors de la Chine, d’importantes communautés chinoises partagent cette langue, qui est enseignée dans de nombreux lycées, écoles et universités dans le monde. Comme les autres langues chinoises, c’est une langue à tons. Il y a enfin un cinquième ton, dit neutre, qui n’est pas prononcé. Les tons sont représentés en Chine par les accents sur les voyelles des syllabes de l’écriture romanisée, dite pinyin, et, à Taïwan, par des accents proches sur les graphèmes du bopomofo. On utilise, plus rarement, le numéro du ton à la fin de la syllabe quand les contraintes techniques empêchent d’entrer ou de lire les accents. Chine et le monde chinois dans son ensemble.

C’est également, en raison de l’influence de Singapour sur la région l’appellation que l’on donne plus largement dans les communautés chinoise du Sud-Est asiatique. Par leur prononciation, notamment en raison de la présence ou non de consonnes finales autres que n, les différents dialectes peuvent être plus ou moins proches du chinois archaïque. Il existe en effet une grande diversité dans les prononciations régionales, pour deux raisons principalement. Pékin à proprement parler s’en éloigne. Les langues chinoises se sont développées à partir d’une langue commune nommée chinois archaïque. La plupart des Chinois vivant dans le Nord-Est, le Nord-Ouest et le centre de la Chine, utilisent plusieurs dialectes du mandarin comme langue maternelle.

La prévalence du mandarin dans toute la Chine du nord est principalement le résultat de la géographie, en particulier les plaines du nord de la Chine. Les dialectes du mandarin sont divisés en plusieurs aires géographiques. Chinois vivant en Chine du Sud ne parlaient pas le mandarin. Cependant, malgré la mixité sociale entre membres de l’administration et gens du peuple parlant divers dialectes chinois, le mandarin pékinois était devenu la langue prédominante au moins sous la dynastie Qing, dont la langue officielle était le mandchou.