Senso de Luchino Visconti, étude critique PDF

Cet article est une ébauche concernant un acteur italien et un réalisateur italien. Fils du musicien et compositeur d’opéras, Felice Lattuada, Alberto Lattuada se passionne très tôt senso de Luchino Visconti, étude critique PDF le cinéma. Il est également attiré par les arts figuratifs, dessinant sans cesse.


Sous une forme brève attrayante et accessible aux lecteurs non spécialistes, chaque ouvrage de la collection Synopsis présente à tous ceux qui s’intéressent au cinéma et à l’étude des films l’une des œuvres maîtresses de l’histoire du cinéma.
Chaque étude comporte une biographie du réalisateur, un résumé du film, la description de sa structure dramatique et narrative, l’analyse de ses thèmes principaux, de ses personnages, de ses particularités esthétiques et de séquences illustrées. Extraits critiques et bibliographie permettent de prolonger la réflexion.

Il y a un secret, chez Lattuada. Il raconte de toutes les manières possibles le pathétique tendre, amer et comique de la solitude. C’est le roi de la litote invisible, il est toujours en deçà, jamais au-delà. Lattuada est un des auteurs italiens qui accordent la plus grande place à « la chair » comme disent les théologiens, mais à l’inverse de ces derniers, il ne considère pas cela comme un péché. De tous les cinéastes italiens, Lattuada est celui dont l’âge artériel est le plus vivace, celui qui est le moins complexé, qui est le plus porté sur la chose. Outre la fidélité à soi-même, qui chez Lattuada est une fidélité acharnée, sauvage, indomptable, j’ai appris la patience, la discipline, l’attention vigilante jusqu’à la souffrance. J’ai appris l’exacte étude d’un caractère, d’une psychologie, le refus du lieu commun.

Je crois que la constante que l’on retrouve dans tous mes films, c’est l’état de solitude de l’individu en face de la société, solitude inséparable d’une aspiration de l’individu à rejoindre au sein de la société ceux qui espèrent et luttent avec lui. Attitude de rébellion, engendrée par la solitude, dressée contre elle, et ne débouchant, dans la plupart des cas, que sur la confirmation de cette solitude. J’ai toujours eu scrupule à adhérer « triomphalement » à mon époque. J’ai même la coquetterie de vouloir n’être compris qu’avec quelque retard, et, par conséquent, de chercher à anticiper sur certains thèmes, certaines manières. Didon et Énée de Henry Purcell, Teatro dell’Opera de Rome, 1949. Le Viol de Lucrèce de Benjamin Britten, Teatro dell’Opera de Rome, 1949.