Sex Pistols, Clash… et l’explosion punk NE PDF

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A la fin des années 70, le rock semblait définitivement enterré sous les paillettes du Glam, les stromboscopes du Disco et les synthétiseurs des groupes de garçons coiffeurs. Et puis deux missiles binaires, brutsde fonderie, vinrent faire exploser une scène décatie et prétentieuse, en rappelant que le rock se joue d’abord à la guitare et avec un maximum d’énergie s’il vous plaît. Le premier missile sera le reggae et le deuxième le punk-rock. Récupéré, frelaté, téléguidé par des promoteurs sans scrupules, le mouvement punk – son bruit, sa fureur, ses épingles à nourrice et sa mode trash – fut aussi tout celà, mais l’écho qu’il suscita dans le public et l’appel d’air qui s’ensuivit pour tous les groupes de rock dans le monde entier furent, eux, bel et bien réels. Les Sex Pistols pouvaient être « la grande escroquerie du rock n’ roll », selon l’expression de leur manager, mais leur parcours montre que tout n’était pas bidon dans leur rage primale. Et The Clash n’était pas un groupe préfabriqué, pas plus que Téléphone, en France, qui sans être un groupe punk bénéficia de ce renouveau, comme tant d’autres groupes jusqu’à aujourd’hui. Bruno Blum, qui vécut cette période « de l’intérieur » à Londres en 76-77, raconte cette période réjouissante dans un album extrêment illustré qui fait définitivement le point sur la question.

To learn more about photo and article reprints for personal use, please visit store. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ? Craig O’Hara a publié en 1995 un ouvrage ensuite édité en plusieurs langues, intitulé en français La Philosophie du punk, philosophie alternative promise selon lui à un bel avenir. 1970, sont souvent des individus créatifs qui redoublent d’énergie devant la vision très négative du monde et de l’avenir, l’ennui et l’asphyxie qui se présente à la jeunesse. En effet, on oublie la plupart du temps de mentionner que ce slogan, si caractéristique du mouvement punk à ses débuts, ne cite que les deux premiers mots de la phrase complète qui est : « No future for you ! Un membre de Métal Urbain, Éric Débris, a écrit qu’à cette époque, le monde n’était pas en couleurs mais en noir et blanc.

Ce discours, souvent à l’origine extrêmement sombre et pour certains tourné vers l’auto-destruction, cohabite avec l’ambiance fun et destroy, des concerts et une certaine insouciance alcoolisée à la bière qui règne souvent dans les concerts. Dès le début des années 1980, une nouvelle forme de révolte prend la place : beaucoup de groupes punk se politisent, pour le droit des femmes, contre le racisme, etc. Lester Bangs, dès 1977, déclare le punk mort. Pourtant, il est lui-même l’auteur d’un article de référence sur The Clash.

Le mouvement punk essaye ne de pas être qu’une simple étiquette, mais bel et bien un mouvement actif, une attitude dont le but n’est pas de s’afficher en tant que punk, mais d’agir pour des causes qui touchent à cœur ceux qui participent au mouvement. L’esprit punk de contestation de l’ordre établi et de créativité, a très souvent cédé la place à des démarches commerciales par certains groupes et par presque toutes les maisons de disques de la planète. Avec le N-ième revival du punk rock originel, des groupes soutenus par de grandes maisons de disques ou par des groupes comme Sum 41, Blink-182 font leur apparition. Un nouveau sous-genre, plus commercial, fait donc son apparition : le Skate punk.

Figure de Diogène de Sinope, philosophie cynique. On considère souvent les punks comme les héritiers du cynisme diogénien et du nihilisme. Les cyniques plaçaient comme valeur première l’auto-suffisance, c’est-à-dire le fait de savoir se contenter du minimum sans accorder d’importances aux luxes superflus. On retrouve ce principe dans l’idéal d’autogestion des punks.