Simple promesse : Choix de poèmes, 1908-1937 PDF

Il est l’un des principaux représentants de l’acméisme, dans la période dite de simple promesse : Choix de poèmes, 1908-1937 PDF’âge d’argent que la poésie russe connaît peu avant la révolution d’Octobre. Il écrit en 1933 une Épigramme contre Staline, qui lui vaut arrestation, exil, et finalement mort durant sa déportation vers la Kolyma. Plaque au no 12 rue de la Sorbonne, où il vécut.


Ossip Mandelstam naît dans une famille juive peu pratiquante. Il est élevé par des tuteurs et des gouvernantes. Mandelstam est membre de la Guilde des poètes à partir de 1911. Ses premiers poèmes paraissent en 1910 dans la revue Apollon. Il a une courte liaison avec Marina Tsvetaïeva de janvier à juin 1916. Gueorgui Tchoulkov, Maria Petrovikh, Anna Akhmatova, O.

Avec Anna Akhmatova et Mikhaïl Kouzmine, il est l’une des principales figures de l’école acméiste fondée par Nikolaï Goumilev et Sergueï Gorodetski. En définissant l’acméisme comme  la nostalgie de la culture universelle , il donne la clef de sa propre poésie, qui actualise par la musique du mot l’univers intemporel de la culture pérenne où celui-ci plonge ses racines. C’est pourquoi dans son œuvre une place centrale est accordée au mot considéré comme phénomène acoustique et aussi comme réalité architecturale :  les mots sont des pierres, « voix de la matière » autant que matière de la voix . Dans La Quatrième prose, il réplique de façon virulente à une accusation de plagiat dont il est victime. Ossip Mandelstam en 1934, fichier du NKVD après sa première arrestation. Ossip Emilievitch Mandelstam, malgré toutes les circonstances malheureuses, ne cessa jamais d’être poète.

Dans les années 1920, Mandelstam pourvoit à ses besoins en écrivant des livres pour enfants et en traduisant des œuvres d’Upton Sinclair, de Jules Romains, de Charles De Coster, entre autres. Mandelstam se voit comme un marginal et établit un parallèle entre son sort et celui de Pouchkine. Quelques années plus tard, alors qu’il est de plus en plus suspecté d’ activité contre-révolutionnaire , il part pour l’Arménie en 1930 où il écrit son Voyage en Arménie et revient à la poésie après un silence de cinq ans. Voronej, il poursuit une œuvre douloureusement solitaire et courageusement novatrice dans un climat très hostile et de plus en plus dangereux, comme pour Meyerhold.

Le bourreau et l’assassin de moujiks. Des mots de plomb tombent de ses lèvres. Et la peau de ses bottes luit. Les sous-hommes zélés dont il joue. Qu’il jette à la tête, à l’œil, à l’aine. Et vaste est l’appétit de l’Ossète.