Sur le chemin de l’émigration PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Caricature raillant le roi de Prusse et les émigrés. L’Émigration désigne le départ d’environ 140 000 personnes hors du territoire sur le chemin de l’émigration PDF entre 1789 et 1800, en raison des troubles révolutionnaires et ceci dès le lendemain du 14 juillet et la prise de la Bastille. Ces émigrés, tenants de la monarchie et du pouvoir absolu, craignent l’effondrement de celui-ci.


Lémigration nest pas seulement un phénomène social, une spéculation scientifique. Cest aussi la décision catégorique, définitive et entière dune personne, avec ses conditions sociale et psychologique propres Cest son destin. La vie de Magdalena bascule un jour dété 1981, lorsquelle se sauve, alors enceinte, avec son mari et son fils de cinq ans, de leur pauvreté polonaise pour atteindre la sécurité, la liberté et la prospérité que pourrait leur accorder la France. Mais trois semaines après leur arrivée, elle perd leur bébé lors de laccouchement : le début dun échec et dune profonde et persistante dépression Adaptation, assimilation, intégration: cest le déchirement intérieur de lémigré que vient sonder Magdalena Nawrocki. Autour de son témoignage bouleversant, elle signe une réflexion pertinente autour de lexpérience migratoire. Au final, une étude aussi bien sociale que psychologique dune épreuve difficile aux allures de combat quotidien.

Le comte de Provence, devenu Louis XVIII, roi de France en exil. La rodomontade de Bouillé, qui menaçait Paris de destruction, déclarant qu’il n’en laisserait pierre sur pierre, incita les royalistes à passer à l’étranger. Ils établirent ouvertement des bureaux, à Paris et dans les principales villes de France, pour hâter l’Émigration. La fuite et l’arrestation de Louis XVI à Varennes, le 21 juin 1791, provoquent une nouvelle vague de départs. On constate qu’entre 1789 et le 10 août 1792, date de la prise des Tuileries, 30 000 personnes quittent le pays. Enfin ceux qui émigrent plus tard, à la suite du massacre des Tuileries et du début de la Terreur, sont des opposants à la République mais venant de tous les milieux sociaux : artisans, commerçants ou encore un bon nombre de paysans dont les opinions connues risquent de mettre leurs jours en danger.

Ces différents lieux dépendent surtout de la provenance géographique de l’émigrant. Suisse, principalement à Neuchâtel, Fribourg, Berne et Bâle. Amérique : Talleyrand y réside d’ailleurs quelques mois en 1794-95. Si en 1789 et 1790, il était relativement aisé de plier bagage, même avec ses biens, son argenterie, son or, cela devint beaucoup plus compliqué à partir de 1791. Les autorités révolutionnaires se rendent compte qu’il s’agit d’une fuite des capitaux qui peut s’avérer néfaste à l’économie nationale si elle continue. Les princes ayant refusé d’obéir, la Législative ordonna le 9 février 1792 aux émigrés de rentrer sous peine de payer une triple contribution. Elle déclara traîtres à la patrie tous ceux qui correspondaient avec le prince de Condé ou les autres émigrés.

En effet, à la frontière se masse ce qu’on appelle l’armée des Princes, formée de royalistes, qui attendent la première occasion pour renverser la jeune République. La fuite de ces émigrants était, en quelque sorte, contrôlée par l’État, pour mieux s’approprier leurs richesses et les transformer en biens nationaux. Après l’acceptation de la Constitution par le roi, on se départit de ces rigueurs et le décret du 1er août fut rapporté. Peu d’émigrés, cependant, rentrèrent en France et leur organisation continua sur la frontière. Le comte d’Artois, figure majeure de l’Émigration. Il affirme :  Bientôt on verra ces superbes mendians expier dans la honte et la misère les crimes de leur orgueil. Après l’exécution de Louis XVI, ils proclamèrent, à Willengen, le dauphin prisonnier au Temple, roi de France et de Navarre.

Quand Robespierre fut tombé, beaucoup d’entre eux rentrèrent en France avec la volonté de rétablir le fils de Louis XVI sur le trône. Sous le Directoire, on retrouva également les émigrés parmi les conspirateurs du coup d’État du 18 fructidor an V. L’armée des Princes : dans l’électorat de Trêves, à Coblence, les émigrés lèvent des troupes sous les ordres du prince de Condé avec l’appui du comte de Provence, futur Louis XVIII et frère du roi Louis XVI. Ces rassemblements armés inquiètent l’Assemblée législative. La conspiration de Pichegru : après s’être illustré à la tête des armées républicaines, le général Jean-Charles Pichegru était entré en relation avec les émigrés par l’intermédiaire de Louis Fauche-Borel. La conspiration de Cadoudal en février 1804. En 1793, la Convention fit inscrire le nom des émigrés par communes dans des listes.

Après la bataille de Valmy, on avait trouvé, sur l’un d’eux, un livre d’ordre indiquant les principaux noms de l’armée de Condé. La Convention décréta que ce livre d’ordre serait coté et paraphé à chaque page par deux secrétaires et que les commissaires feraient le relevé des noms des émigrés dont la liste serait imprimée, affichée et envoyée à toutes les municipalités. En novembre 1792, le nom de tous les émigrés bannis y fut inscrit. Moniteur universel publia la liste de ceux habitant Paris.

Le 25 avril de la même année, afin d’empêcher la rentrée en France de nombreux émigrés, qui parvenaient à obtenir de faux certificats de résidence, attestant leur état d’ouvrier ou de laboureurs, l’Assemblée décida que l’état par département des radiations prononcées définitivement jusqu’à ce jour par le comité de législation, serait imprimé et, qu’il ne serait plus fait de radiations que par décret de la Convention nationale sur le rapport de son comité de législation. L’inscription sur cette liste qui compta un instant jusqu’à 32 000 personnes, équivalait à un arrêt de mort. Les mesures hostiles des émigrés amenèrent bientôt les législateurs à prendre une série de mesures de plus en plus rigoureuses à leur encontre. Malgré cet arsenal de lois et de décrets contre eux, les émigrés ne cessèrent, pendant tout le temps de la Révolution, de conspirer audacieusement contre la République. 14 septembre 1792 : loi sur le divorce.

28 mars 1793 : loi prévoyant la déportation des émigrés. Sous la Terreur, une série de décrets atteignirent les émigrés : le séquestre de leurs biens s’étendit même à ceux de leurs parents. Ceux-ci étaient privés de la liberté, frappés d’impositions spéciales et déclarés incapables d’exercer des fonctions publiques. Le Directoire conserva ces rigueurs et une foule de décrets furent pris les concernant et fixèrent le mode de leur inscription ou de leur radiation sur les listes qui contenaient leurs noms. Louis Joseph de Bourbon-Condé, chef de l’armée des émigrés. Plusieurs décrets parurent successivement dans les années suivantes, relativement à la vente de ces biens, à leur nationalisation, à l’accélération de leur vente et au dépôt des créances, fonds et titres qui appartenaient aux émigrés. Leurs biens meubles furent aussi décrétés aliénables et ainsi que leurs immeubles, déclarés acquis à la République nonobstant les dispositions des parents.

En 1793, devant l’appui que leur prêtaient certains fonctionnaires des domaines, la Convention décréta que ceux d’entre eux qui refuseraient d’affermer les biens des émigrés seraient punis de dix ans de fers. Leurs créanciers furent déclarés créanciers de l’État. Ce journal donnait un tableau contenant les noms des émigrés par département, le lieu de leur domicile et celui de la situation et de l’universalité de leurs biens dont la vente était ordonnée par décret de la Convention. Cette feuille indicatrice était sous la direction d’un certain Lachevardière qui profitait de son accès auprès des membres les plus avancés de la Montagne pour désigner les proscrits. Pie VII, qui remet en cause la Constitution civile du clergé de 1790.