Traité de Médecine Cardiovasculaire, tome 1 et tome 2 PDF

D’un pays à l’autre, les législations peuvent cependant différer. Dans les pays développés et en développement, ce mets naturellement acide est souvent additionné de sucre et de fruits pour être consommé en dessert ou au petit-déjeuner. Il doit être distingué du  fromage frais à fermentation lactique  par le fait qu’il n’y a pas de fragmentation du gel suivie d’un égouttage, afin d’éliminer en partie la phase aqueuse. Les agents de la fermentation sont principalement des bactéries traité de Médecine Cardiovasculaire, tome 1 et tome 2 PDF qui transforment les sucres du lait en acide lactique.


D’une région à l’autre, la très grande diversité des souches fermentaires et des techniques de fabrication artisanale conduit à des produits de goût, de couleur et de texture très différents. Si en France, pour avoir droit à l’appellation de yaourt, le produit doit être ensemencé avec les bactéries lactiques Lactobacillus delbrueckii subsp. En français, le terme de yogourt apparaît sous la plume de Bertrandon de la Broquière, un voyageur intrépide qui dans les années 1432-1433, après avoir visité Jérusalem, entreprend de faire le chemin de retour par voie de terre, déguisé en Turc. L’histoire du yaourt remonte à celle des laits fermentés, obtenus par la fermentation spontanée des micro-organismes naturellement présents dans le lait, les outres ou l’environnement.

Il est ensuite conservé dans une outre en peau de chèvre et additionné de sel marin. C’est François Ier qui va, malgré lui, introduire pour la première fois ce produit dans ce pays. Il faut encore attendre plus de 400 ans et la découverte des micro-organismes à l’origine des fermentations par Pasteur, pour que le yaourt fasse son retour en France. Invité à l’Institut Pasteur à Paris, Stamen Grigorov présente ses travaux qui reçoivent un accueil favorable. Le micro-organisme est appelé Bacillus bulgaricus Grigorov, puis renommé Lactobacillus delbrueckii subsp. Nobel de physiologie ou médecine en 1908 et vice-directeur de l’Institut Pasteur, s’intéresse à la population des Balkans consommatrice de yaourt.

Si Élie Metchnikoff contribue à faire reconnaître la valeur nutritive du yaourt, ce sont deux industriels, Deukmedjian Aram et Isaac Carasso, qui vont en faire un produit de grande consommation, fabriqué non plus à la maison mais en usine. Pour sa spécialité de yogourt Aram, il obtient le label de l’Institut Pasteur « Seul fournisseur du Pr Metchnikoff ». Le yaourt est vendu avec une notice stipulant :  J’ai mangé et analysé le yaourt Aram. Il n’est pas nuisible pour la santé. En 1921, Deukmedjian Aram décide de passer au stade supérieur et investit dans une usine de fabrication de yaourts à Montrouge. Plusieurs fois médaillé, il contribue à faire connaître les bienfaits de ce produit.

Comme Aram, Carosso est lui aussi un sujet de l’Empire ottoman. Venu s’installer à Barcelone, Isaac Carasso ouvre dès 1919, en Espagne, un atelier de fabrication en utilisant des ferments issus de l’Institut Pasteur. Puis, il installe une première boutique de vente et lance le premier yaourt aux fruits en 1937. Dans les années cinquante, les yaourts parfumés sont vendus dans des pots en carton.