Un certain Arthur Bony PDF

Arthur William Upfield est un écrivain anglo-australien né en 1890 à Gosport dans la région du Hampshire, en Angleterre. Pendant une dizaine d’années, il sillonne un certain Arthur Bony PDF’intérieur du pays en changeant très souvent d’emploi. Il se familiarise avec la culture aborigène, qui servira de toile de fond à ses romans. Il participe aux combats à Gallipoli et en France.


— Comment êtes-vous devenu détective privé ? — Parce que ma copine s’est fait tuer d’une balle en pleine tête sous mes yeux. — Par votre faute ? — Peut-être… J’allais devenir toubib… On m’a pris pour un dealer. — Et qu’a fait la police ? — Elle allait sans doute me faire porter le chapeau. — Mais ? — C’est parfois précieux d’avoir un gendarme dans ses relations. — Ne vaut-il pas mieux avoir un bon avocat ? — Me concernant, c’est plutôt l’inverse… Comment devient-on détective privé alors qu’on se consacre à être médecin généraliste ? Peut-être lorsque la vocation n’est pas vraiment ancrée en vous ou bien parce que la femme que vous embrassiez quelques minutes auparavant est tuée sous vos yeux d’une balle en pleine tête ? Pour Arthur Bony, la découverte de la vérité prime alors sur la poursuite d’études de toute façon compromises. Mêlé malgré lui à un règlement de compte entre truands, il apprendra rapidement sur le terrain à reconsidérer l’importance relative des amitiés anciennes et à en apprécier une autre, toute récente avec Rosamund, une anglaise qui sait ce qu’elle veut. L’auteur : JM Pen n’a jamais tenu un revolver en mains mais a toujours rêvé d’empoigner une clef anglaise dans la bibliothèque ou de rester une nuit durant à faire le guet dans une Dauphine en buvant du whisky (malgré le fait qu’il ait horreur du whisky et qu’une Dauphine n’est pas le modèle idéal pour allonger ses longues jambes). Alors, il a un beau jour décidé de raconter des histoires à défaut de les vivre. Après avoir vécu à Saint-Pierre et Miquelon puis en banlieue parisienne et en Côtes-d’Armor, il réside aujourd’hui à Nantes où il partage son temps entre la peinture et l’écriture. Fan de BD belge, de films noirs des années 50/60, de musique et de littérature, pourvu qu’elles émeuvent… “Un certain Arthur Bony” est son premier polar.

En 1915, en Égypte, il épouse Ann Douglass, une infirmière australienne. Il reprend une existence itinérante de trappeur et de mineur dans l’intérieur de l’Australie, tout en songeant à une carrière littéraire. Selon la biographie d’Upfield, publiée par sa compagne après la mort du romancier, ce héros récurrent serait inspiré d’une personne réelle, un pisteur nommé Léon Wood dont Upfield aurait croisé la route au cours de ses pérégrinations. Snowy Rowles, impliqué dans les meurtres de Murchison, debout près de la voiture de James Ryan, photographie d’Arthur Upfield. Upfield se servit du scénario, alors inédit de ce roman, pour commettre trois assassinats, dans ce qui a été nommé l’affaire des meurtres de Murchison.

Ces assassinats furent perpétrés dans les années 1930 par un éleveur itinérant du nom de Snowy Rowles, dans la région de la clôture anti-lapins de l’ouest de l’Australie. Il décide alors d’écrire un roman policier avec un détective auquel il manque un cadavre pour faire son enquête. Or, pour les besoins de l’intrigue, il cherchait une façon satisfaisante de se débarrasser d’un corps. Le 5 octobre 1929, Upfield, Ritchie, Rowles, le fils du responsable de la barrière et le cavalier chargé du tronçon nord sont tous présents à la ferme de Camel Station lorsqu’une fois de plus la discussion tourne autour du roman d’Upfield. Le 8 décembre 1929, Rowles et deux hommes nommés James Ryan et George Lloyd quittent ensemble Camel Station.

En 1929, un certain Louis Carron était arrivé dans la région de Murchison en compagnie d’un ami. Originaire de Nouvelle-Zélande, Carron avait trouvé du travail à Wydgee Station. Rowles encaisse le chèque que Carron a reçu pour salaire dans une banque de Paynesville, à l’est de Mount Magnet. Carron est un correspondant régulier, aussi ses proches s’inquiètent-ils rapidement de sa disparition.

La région voit alors passer nombre de travailleurs itinérants et leurs allées et venues ne suscitent guère de curiosité, aussi c’est l’enquête sur la disparition de Carron qui finit par alerter l’opinion sur celle de Lloyd et de Ryan. Les problèmes d’Upfield pour élaborer une intrigue cohérente étaient connus de tous et les policiers entendent rapidement parler de la méthode de Ritchie pour faire disparaître un cadavre. L’officier de police Manning, chargé d’arrêter Rowles, découvre alors qu’il s’agit d’un certain John Thomas Smith, recherché par la police pour s’être échappé de la prison de Dalwallinu en 1928, où il avait été enfermé pour cambriolage. Rowles n’eut à répondre que du meurtre de Carron. Ce dernier avait également changé de nom et s’était appelé Leslie George Brown. Son épouse, Mme Brown, avait vu un joaillier à Auckland pour faire ajuster une alliance en or. Les témoignages sur les actions de Rowles, le fait qu’il ait entendu parler de la méthode de Ritchie pour faire disparaître les cadavres et les mensonges de l’intéressé sur ses allées et venues se révèlent accablants.