Une autre histoire de l’art : Chefs-d’oeuvre (re)découverts au XXe siècle PDF

Le village surplombé par le château de Villeneuve. Elle est jumelée avec la commune italienne de Une autre histoire de l’art : Chefs-d’oeuvre (re)découverts au XXe siècle PDF. Ses habitants sont appelés les Villeneuvois.


La cartographie de nos admirations esthétiques s’est considérablement modifiée pendant le XXe siècle. Non seulement les créations des temps antérieurs ont été réévaluées, par les artistes et les érudits, mais des territoires nouveaux qui n’appartenaient que très marginalement à la sphère du beau ont été découverts ou annexés par l’oeil aventureux de l’époque. Ce répertoire élargi par rapport aux siècles précédents a évidemment exercé un effet bouleversant sur la création elle-même, les artistes ayant soudain à leur disposition un ensemble de possibilités, de concepts et de formes beaucoup plus vastes que leurs prédécesseurs. De nombreux chefs-d’œuvre ainsi révélés tracent depuis un sillage exceptionnel dans l’histoire de la pensée et de l’émotion moderne. Ce sont ces chefs-d’oeuvre liés à la situation intellectuelle française, et inventés par le XXe siècle, qui construisent l’histoire de l’oeil moderne. Les oeuvres présentées dans ce livre répondent aux critères suivants : La découverte approfondie des arts non occidentaux : Afrique, Océanie, Tibet. Les succès de l’archéologie qui révèlent de nouvelles sources historiques : Lascaux et la préhistoire, Chine, Mésopotamie. Des découvertes dues au hasard comme l’Apocalypse d’Angers ou à des circonstances saugrenues (Le Vol de la Joconde). L’intérêt pour des disciplines et techniques soudain observées d’un point de vue esthétique : l’anatomie (Fragonard, …), la photographie comme art, l’art brut, etc. L’oeil alerte d’artistes esthètes et d’historiens (Bataille-préhistoire, Manet-transgression, Dubuffet-l’art brut, etc.). Les grandes expositions qui ont permis de révéler des oeuvres sous-estimées soudain admirées.

Villeneuve-Loubet depuis la plage de Cagnes-Sur-Mer. Située entre Cagnes-sur-Mer et Antibes, à l’embouchure du Loup, cette ville est constituée de la réunion de deux anciens villages : le vieux village de Villeneuve, à l’intérieur des terres, et le village du Loubet, sur les rives de la Méditerranée. Les plus anciennes traces d’occupation sur la commune remontent à la Protohistoire avec un habitat dispersé sur plusieurs sites, mais les restes d’occupation les plus importants à l’heure actuelle remontent à l’âge du fer et surtout à la période romaine. Situé sur une colline surplombant la mer près de la limite avec la commune de Cagnes-sur-Mer, le site de Saint-Andrieu fouillé dans les années 1970 par Georges Rogers a livré les traces d’un habitat de hauteur indigène, probablement des Ligures Décéates.

Les découvertes archéologiques contredisent cette hypothèse. Sous l’Empire, le site est restructuré. Une exploitation agricole avec un pressoir pour produire de l’huile ou du vin remplace l’habitat indigène. Ces céramiques témoignent d’une continuité d’occupation entre l’antiquité et le Moyen Âge classique. Le site du Cloteirol n’a jamais été étudié profondément. Il s’agit d’un habitat de hauteur protégé par une enceinte en pierres sèches.

Le parc de Vaugrenier recèle un grand nombre de sites archéologiques antiques. Il s’agit d’un sanctuaire de plein air. Des céramiques portant des inscriptions dédicatoires en langue grecque étaient fracassées et ainsi sacrifiées. Les fouilles archéologiques effectuées depuis les années 1960 au sud-est du parc, face au littoral ont permis la mise au jour d’une petite agglomération d’époque romaine. L’agglomération semble avoir été fondée à l’époque d’Auguste probablement par l’attribution de terres à des soldats vétérans de la légion romaine dans le but de mettre en valeur ou d’assainir le littoral marécageux de la périphérie d’Antipolis et d’assurer le contrôle de la région. 69 à la suite des luttes entre les partisans d’Othon, de Vitellius et de Vespasien.

Par ailleurs, au sommet de la colline, au centre du parc, des prospections de surface ont permis d’identifier les traces de plusieurs exploitations agricoles datant du Haut-Empire. Villeneuve fondée vers 1234 par Romée de Villanova d’une famille catalane, au service des comtes de Provence de la Maison de Barcelone qui cherchent à asseoir leur pouvoir en Provence orientale. Saint-Andrieu fréquentée par les habitants de Villeneuve-Loubet jusqu’à la Révolution française. Cette dernière appartient encore à la commune. Une première entrevue a lieu, le jour même, entre Anne de Montmorency et Paul III. Le lendemain, le connétable rencontre Charles Quint et, le 2 juin 1538, François Ier rencontre personnellement le pape. Il évoque la pratique de l’élevage du ver à soie, activité autrefois très développée en France, notamment dans le sud-est où le climat était plus favorable.