Une croisière impitoyable PDF

Le tourisme de masse : une maladie fatale ? Une croisière impitoyable PDF régions parmi les plus belles du monde sont malades. Elles sont atteintes d’une maladie qui peu a peu les enlaidit et les affaiblit en dévastant l’environnement et en écrasant les populations.


Un magnifique bateau de croisières appareille de Marseille pour un tour du monde austral avec plus de deux mille passagers à bord. Un conflit ethnique et religieux se développe sournoisement parmi les mille hommes et femmes qui composent l’équipage. Meurtres et sabotages perturbent gravement ce voyage prestigieux. Escale après escale, le commandant arrivera-t-il à mener ses turbulents et souvent cocasses pensionnaires à bon port ?
Un couple de bretons rangés et deux jeunes aventurières jolies et sans tabou parviendront-ils à éviter la pire catastrophe maritime de tous les temps ? Rien n’est moins sûr !
Un navire luxueux vient taquiner les Mers du Sud et défier les tempêtes pour croiser à proximité des caps mythiques avant de jeter l’ancre dans les plus belles baies du monde.
Installez-vous dans votre cabine et rêvez…

Ses symptômes sont la pollution écologique et culturelle, la dépossession des populations de leurs territoires, l’exploitation de celles-ci et l’utilisation démesurée des ressources naturelles. Or, si le tourisme peut avoir des aspects positifs dans certains lieux ou pour certaines communautés, le tourisme de masse c’est un autre sujet lequel est, malheureusement, inconnu en lui-même et ses conséquences. A priori, rien de mal, mais il est nécessaire de considérer de plus près quelles en sont les implications. Qu’y a-t-il de mal dans le tourisme de masse ? Ceux qui se rendent sur les lieux contaminés par le tourisme de masse s’amusent à coup sûr : tout y est fait pour que le touriste y trouve les produits et services garantissant un séjour à son goût, qui ne s’éloigne pas excessivement de ses habitudes de consommateur européen.

Car, même dans les pays sous-développés ou en développement, les parcs touristiques se doivent de garantir un haut niveau de qualité de prestation. Un désastre écologique Très logiquement, une quantité massive de touristes exige une quantité plus massive encore de produits et services, donc de ressources naturelles et de main d’œuvre. Le besoin de ressources naturelles implique une consommation immodérée,  qu’il s’agisse d’eau ou d’électricité. Un des problèmes écologiques les plus graves a trait aux à la question de l’eau. Tandis que, dans le monde, un milliard de d’humains n’a pas accès à l’eau potable, un touriste utilise en moyenne la même quantité d’eau en 24 heures que ce qu’utilise un villageois d’un pays pauvre sur une période de 100 jours de riziculture.

Une importante quantité de touristes consommant une importante quantité de produits, génère immanquablement une importante quantité de déchets. Barbade, les eaux usées envoyées par les hôtels dans la mer, même si elles sont traitées, reste tout de même riche en azote, lequel détruit les plantes maritimes indispensables à l’alimentation de poissons et à la construction de coraux. En République dominicaine, les femmes de chambre aux hôtels travaillent neuf heures par jour, ne bénéficient pas de congés payés et ne peuvent obtenir de vacances qu’en l’échange des heures supplémentaires effectuées. Dans de telles conditions, il est évidemment impossible de former un syndicat. Et, sans adversité ni contestation, les capitalistes ont toute liberté pour imposer leurs règles.

On pourra toujours argumenter que, même s’il existe des effets négatifs, le développement économique et la hausse des revenus liés au tourisme valent la peine. Et pourtant, la réalité est têtue. Car la majorité des recettes générées par cette industrie ne profite pas au pays visité, beaucoup de centres touristiques étant conçus comme des enclaves, des zones franches, comme closes sur elles-mêmes et séparées par l’étanchéité du mur de l’argent, des zones environnantes. La privatisation du sol Un autre problème qui affecte la population tient à l’impossibilité de jouir du territoire où il vit.