Une histoire critique de la sociologie allemande : aliénation et réification (2): Horkheimer, Adorno, Marcuse, Habermas PDF

Jürgen Habermas en arrière-plan, à droite, en 1965 à Heidelberg. Institut à partir de 1930, son collègue Theodor W. L’arrivée d’Hitler au une histoire critique de la sociologie allemande : aliénation et réification (2): Horkheimer, Adorno, Marcuse, Habermas PDF contraint l’Institut à fermer ses portes, et ses membres, dispersés, à l’exil.


Dans ce second tome, on trouvera une présentation systématique en français de l’école de Francfort et de l’oeuvre de Jürgen Habermas. « Copyright Electre »

L’appellation  École de Francfort  apparaît au cours des années 1950. Comme toute étiquette, et à l’instar, par exemple, du structuralisme, elle pose question : à la suite de l’exil induit par le nazisme, certaines de ses figures principales se sont installées hors de l’espace géographique allemand. D’autre part, elle prétend s’appliquer rétroactivement à la fondation même de l’Institut de recherche sociale. Or, ce corpus théorique antérieur à la guerre a beaucoup contribué à définir l’identité de l’école de Francfort.

Ses grandes lignes auraient été fixées par Horkheimer au début des années 1930. Le principe d’une théorie critique, élaborée par contraste à une théorie traditionnelle. Inspirées de la dialectique marxiste, les analyses développées doivent être capables d’un retour réflexif sur elles-mêmes. Le rejet d’un dogme au profit d’une constellation de postures distinctes. L’acceptation, voire la promotion de cette diversité a entraîné certains malentendus. L’apparente discontinuité entre Adorno, Habermas et Honneth a souvent été interprétée comme autant de ruptures. La notion d’École de Francfort émerge progressivement au cours de la décennie 1920.