VIH – Complications et comorbidités PDF

C’est une maladie dégénérative inflammatoire chronique, caractérisée par une atteinte articulaire souvent bilatérale et symétrique, évoluant par poussées vers la déformation et la destruction des articulations atteintes. Le diagnostic peut en être malaisé en début d’VIH – Complications et comorbidités PDF, faute de signe clinique spécifique et de constance des signes biologiques et à cause du retard d’apparition des érosions articulaires radiologiques ou de leur lente évolution.


Les fantastiques progrès médicaux des dix dernières années ont bouleversé le pronostic de l’infection VIH/SIDA de telle sorte qu’à la condition d’un traitement impeccablement suivi et surveillé par des équipes spécialisées, on peut à l’heure actuelle parler de chronicité de cette maladie et envisager que les patients infectés par le VIH puissent bénéficier d’une survie à peine différente de celle d’une population générale. À quelques conditions près cependant : celles de minimiser le poids des comorbidités induites par le VIH ou par les traitements.

En effet, ces traitements sont associés à des effets secondaires et potentiellement à un risque de complications au long cours. Un progrès important fut d’identifier et de cerner la responsabilité de certaines molécules antirétrovirales dans la genèse des complications et d’en évaluer les moyens de prévention comme ce fut le cas des complications responsables de lipodystrophie moins fréquente actuellement. Les toutes dernières années ont été fondamentales en ce sens qu’elles nous ont appris, à travers des essais ou des études de cohortes mondiales, que le virus VIH lui-même pouvait être responsable de comorbidités telles que les atteintes cardio-vasculaires, les atteintes osseuses ou rénales. Quelle néfaste concordance que le virus VIH et les molécules anti-VIH partagent certains effets toxiques, renforçant leurs conséquences délétères 

La survie allongée des patients séropositifs fait d’ores et déjà surgir des questions nouvelles : quel est l’impact du virus sur le vieillissement ? Quelles conséquences éventuelles sur les fonctions neurocognitives, sur la survenue de cancers ? Autant de questions qui vont constituer assurément, au cours des prochaines années, des pistes majeures d’investigation en recherche clinique et fondamentale.

Cet ouvrage est le fruit des connaissances actuelles racontées par des spécialistes, scientifiques et médecins de terrain, experts chacun dans leur domaine et dans le VIH. Cet ouvrage prolonge la réflexion de ces mêmes experts au sein du groupe de travail sur les complications et comorbidités liées au VIH du rapport Yéni 2008.

La polyarthrite rhumatoïde est le plus fréquent des rhumatismes inflammatoires de l’adulte. La PR est reconnue pour présenter un nombre anormal de lymphocytes T dans les articulations. B qui vont produire le facteur rhumatoïde et l’immunoglobuline polyclonale. C3a et C5a qui vont exacerber le processus inflammatoire. TNFalpha, à l’origine des synovites et des érosions articulaires. La recherche permet de progressivement comprendre quels sont les facteurs qui permettent à une réponse immunitaire anormale, une fois initiée, de devenir chronique.

L’organisme y répond parfois en générant des structures lymphoïdes. Ces dernières pourraient induire une transition vers une immunité plus spécifique en générant des anticorps antipeptides citrullinés. Une immunité innée fait alors apparaitre dans les cellules des cytokines pro-inflammatoires et des espèces réactives de l’oxygène . Le rôle de la flore intestinale, et plus précisément de ses dysbioses est de plus en plus considéré avec intérêt par de nombreux chercheurs.

On comprend aisément qu’il en découle des phénomènes de dys-immunité, d’inflammation, voire de maladie auto-immune. Ceci expliquerait les bénéfices ressentis par certains patients face à certains régimes alimentaires. Le rôle d’une alimentation pauvre en fibres et autres prébiotiques, mais enrichie en édulcorants, conservateurs et autres additifs alimentaires, voire en pesticides ou antibiotiques est source de Dysbiose intestinale. Les médications modernes de la polyarthrite rhumatoïde ciblent ces médiateurs. Une fois la réaction inflammatoire établie, la synoviale s’épaissit, le cartilage et l’os sous-jacent commencent à se désintégrer et les signes de destruction articulaire apparaissent clairement. Localisés sur la face d’extension des coudes des doigts ou sur le tendon d’Achille, ils sont très spécifiques de la polyarthrite rhumatoïde mais inconstants et tardifs. Un syndrome inflammatoire est généralement associé aux poussées da la maladie, se traduisant par une augmentation de la vitesse de sédimentation et de la protéine C réactive.

Il peut s’accompagner d’une hyperleucocytose à prédominance de polynucléaires neutrophiles et d’une anémie inflammatoire non spécifiques. La ponction articulaire retrouve plus de 1 000 leucocytes par millimètre cube, confirmant le caractère inflammatoire de l’épanchement. Au cours de l’évolution, la surveillance des destructions doit comporter un bilan radiographique tous les six mois pendant les deux premières années, puis tous les ans à tous les deux ans. Un cliché dynamique du rachis cervical en flexion forcée doit être réalisé régulièrement afin de dépister les complications cervicales de la maladie. Le plus souvent, l’évolution, qui s’étale sur des dizaines d’années, se fait par poussées, entrecoupées de rémissions de rythme et de durée imprévisibles. Le suivi de l’activité de la maladie peut se faire à l’aide de différents scores.