Vive la nation : Destin d’une idée géopolitique (Essais) PDF

Retour sur le débat entre Philippe Meirieu et Marcel Gauchet à Avignon : « Comment réinventer l’école? Faut-il en finir avec la pédagogie? Diaporama de la conférence donnée dans le cadre des mercredis de Créteil le 14 janvier 2009 : « Quelle parole face vive la nation : Destin d’une idée géopolitique (Essais) PDF la violence  ?


Il faut quelque audace aujourd’hui pour rappeler la clameur de Valmy, car _ à droite comme à gauche _ il n’est pas politiquement correct de parler de la nation (on préfère invoquer la République): à l’heure de Maastricht, ce serait une idée dépassée. On craint aussi et surtout de faire écho aux slogans des nationalistes à propos de l’immigration.

C’est justement pour ne pas laisser cette idée-force aux mains de l’extrême droite dans une conjoncture lourde de dangers qu’Yves Lacoste a entrepris une approche nouvelle de l’idée de nation.

C’est une idée géopolitique parce qu’elle pose _ en France et ailleurs _ des problèmes de territoire, de langue, de pouvoir; elle s’est transformée depuis deux siècles en fonction des rivalités de la droite et de la gauche et des points de vue que l’on porte sur l’histoire. Il existe plusieurs visions implicites de la nation, et il faut tenir compte des différents courants identitaires, notamment de la présence de quatre millions de musulmans: ils sont pour la plupart nés en France et eux aussi parlent le français.

C’est parce que s’accélèrent les effets de la mondialisation et que se mettent en place les pouvoirs financiers de l’Union européenne, mais aussi parce que s’aggravent les phénomènes d’exclusion et que se propagent des mouvements xénophobes qu’il est plus que jamais nécessaire de se soucier de la nation. Il est urgent qu’une conception historique évolutive l’emporte sur des slogans dangereux pour la démocratie et le développement de notre pays. Le destin de cette idée géopolitique fondamentale qu’est la nation n’est assurément pas terminé.

Yves Lacoste, géographe, spécialiste de géopolitique, est professeur à l’université de Paris-VIII. Il est le fondateur et le directeur d’Hérodote, revue de géographie et de géopolitique, et a dirigé les trois volumes de Géopolitiques des régions française (Fayard, 1986).

Sur quoi fonder l’autorité des enseignants dans nos sociétés démocratiques ? Dépister ou éduquer : faut-il choisir ? Quelle stratégie pour les militants pédagogiques aujourd’hui ? Eduquer aux médias, éduquer les médias : pour un sursaut citoyen ! Adolescent à l’école  :   est-ce possible ?

Encore un petit effort pour comprendre « l’Education nouvelle » ! Qu’est-ce qui permet de rattacher ou non les nombreuses écoles et les multiples projets alternatifs du mouvement dit d’Éducation nouvelle ? Il faut d’abord préciser ce que l’on entend par « Éducation nouvelle » et c’est loin d’être aussi facile qu’on ne le croit. La première new school est créée en 1889 en Angleterre par le pasteur Cecil Reddie : il y élève ses propres enfants puis l’ouvre aux enfants des alentours. Son principe : l’apprentissage par l’activité dans un cadre familial et naturel.