Voyage à Bandiagara : Sur les traces de la Mission Desplagnes 1904-1905 – La première exploration du Pays Dogon PDF

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Cet ouvrage retrace le récit de deux longs voyages : celui de Louis Desplagnes en 1904-1905 et celui que Ferdinando Fagnola entreprit à plusieurs reprises sur les traces de l’explorateur français entre 1984 et aujourd’hui. Au début du XXe siècle, Desplagnes fut le premier Européen à explorer minutieusement le Pays Dogon (Mali) : son voyage de plus de 2 800 km le mena de Tombouctou aux Falaises de Bandiagara, puis du lac Faguibine de nouveau à Bandiagara. Desplagnes en rapporta plus de 500 photographies (beaucoup, inédites, sont reproduites ici) qui pour la première fois documentaient les danses, les masques, la vie quotidienne et la culture matérielle des Dogon. En 1907, il publiait à Paris un livre intitulé Le Plateau Central Nigérien, rapidement oublié, aussi vite que son auteur, mort prématurément au début de la Première Guerre mondiale. Au cours de ce voyage légendaire au Pays Dogon, Desplagnes avait rédigé deux journaux (le Carnet de route et le Cahier de notes) et dressé de nombreuses cartes géographiques ; c’est en suivant les indications de ces manuscrits de Desplagnes, qui sont ici publiées pour la première fois, que Ferdinando Fagnola a réussi à reconstituer et à reparcourir l’itinéraire de l’explorateur français, confrontant les lieux, l’architecture et les moeurs avec un décalage de 100 ans. Le voyage de Desplagnes en 1904-1905, celui de Leo Frobenius entre 1907 et 1909, celui de Michel Leiris en 1931, de Denise Pauline et Deborah Lifchitz en 1935, les nombreux voyages de Marcel Griaule jusqu’en 1954, et ceux de Ferdinando Fagnola, répartis sur 25 ans entre 1984 et 2009, s’entremêlent presque naturellement dans cet ouvrage. Au-delà du récit d’un voyage d’exploration oublié, cet ouvrage est une vivante introduction à la culture dogon, à l’art, aux rites, à la culture matérielle, mais aussi à la géographie d’un lieu dont le charme a agi sur tous ceux qui se sont intéressés à l’Afrique et à sa culture. Le livre comporte une contribution de Geneviève Calame-Griaule qui analyse les mots dogon cités dans l’ouvrage de louis Desplagnes.

Les Dogons sont un peuple du Mali, en Afrique de l’Ouest. Ils occupent la région, nommée Pays Dogon, qui s’étend de la falaise de Bandiagara jusqu’au sud-ouest de la boucle du Niger. Ils sont réputés pour leur cosmogonie et leurs sculptures. La langue parlée par les Dogons est le dogon, qui regroupe plusieurs dialectes. Cette falaise était alors habitée par les Tellem, portant aussi le nom de Kurumba.

Les Dogons et les Soninkés sont très liés, les Dogons étaient parfois influencés culturellement et linguistiquement par les Soninkés dont certains se sont mélangés aux Dogons lors de leur grande dispersion après la chute de l’empire du Ghana. Contrairement aux us coloniaux, Desplagnes se montre très respectueux des coutumes et traditions dogons, refusant en particulier de s’emparer des objets qui ne lui sont pas donnés ou échangés de bon gré. Il vit au contact de la population en 1904 et 1905. Traditionnellement, les hommes dogons sont en général vêtus d’un boubou ou d’une tunique ouverte sur les côtés, et d’un pantalon tissé de trois bandes de chaque côté des cuisses.