Vulnérabilités sanitaires et sociales : De l’histoire à la sociologie PDF

La notion de risque est également liée à la gravité des conséquences de l’aléa dont la survenue est probable. Prédire ou prévoir les conséquences des aléas fait partie de l’analyse et la vulnérabilités sanitaires et sociales : De l’histoire à la sociologie PDF des risques. Le risque possède également d’autres définitions quand il a trait à des situations commerciales ou techniques. Par exemple, l’exposition au tabac est un facteur de risque pour le cancer du poumon.


Le terme de vulnérabilité est aujourd’hui devenu omniprésent dans les discours scientifiques, politiques et médiatiques, comme hier celui d’exclusion. Stigmatisé par certains sociologues comme  » mot-valise  » ou pour son emprunt aux politiques publiques, regardé avec méfiance par les historiens qui réfutent par principe l’anachronisme, il mérite pourtant d’être pris au sérieux : car les termes sont des analyseurs des temps, et celui-ci recèle de surcroît d’importantes potentialités. Réunissant principalement des historiens et sociologues, cet ouvrage invite donc à réfléchir au terme en articulant questions sanitaires et sociales. Trois thématiques sont en particulier abordées. D’une part, un questionnement sur l’opérationnalité du concept, avec des contributions de philosophes, historiens, sociologues et juristes. D’autre part, la reconstitution de parcours de grande vulnérabilité (maladie psychiatrique, Alzheimer, cancer, vie à la rue…) et l’analyse de leurs accompagnements, des aidants familiaux et professionnels aux thérapeutes. Enfin, l’évolution les politiques et dispositifs publics de traitement de la vulnérabilité sur un long XXe siècle, sous des prismes catégoriels : chômeurs, personnes âgées, adolescents difficiles, sans domicile fixe. En définitive, il s’agit moins de se faire les hérauts du terme de vulnérabilité que de tenter de le solidifier, ne serait-ce qu’a minima, au service de deux types d’usages opératoires : d’une part, aux niveaux micro- et méso-sociologiques, mieux comprendre les fragilités médico-sociales dans leur dimension processuelle et pluri-dimensionnelle, ainsi que les incertitudes inhérentes à l’accompagnement; d’autre part, au niveau macro-sociologique, permettre de (re)penser les renouvellements des politiques publiques et de la conception contemporaine du lien social.

Les pompiers sont entrainés à la prise de risques. Pourquoi, alors que l’espérance mathématique de gain à un jeu est infinie, les joueurs refusent-ils de jouer tout leur argent ? Cependant ces deux auteurs divergent sur la fonction d’utilité : logarithme naturel pour Bernoulli et racine carrée pour Cramer. En économie, depuis les années 1920 et l’analyse de Frank Knight, on distingue le risque de l’incertitude. Le risque est une notion difficile à cerner mais de façon générale, on peut dire que c’est une contingence indésirable, appréhendée, relativement anodine et peu probable. Par appréhendée, on entend par là que le risque est connu au préalable. L’exposition au risque résulte donc souvent d’une démarche consciente, appelée prise de risque.

Le risque est généralement anodin, mais tout de même suffisamment nuisible pour être indésirable. On dira par exemple de quelqu’un qui sort tête nue par temps froid qu’il court le risque d’attraper un rhume, tandis qu’on dira qu’il se met en danger s’il traverse une rue sans regarder. Un risque est une contingence peu probable, ce qui constitue une autre différence par rapport au danger. On parle en effet de danger lorsque la probabilité d’occurrence et les conséquences sont importantes, tandis que le risque existe dès lors que sa probabilité d’occurrence n’est pas nulle.

On dira a minima que le risque est faible. L’appréciation de ces différents critères est hautement subjective, ce qui peut justifier que dans les domaines scientifiques et techniques une définition quantifiable et plus rigoureuse du risque a été recherchée. En 1986, l’Allemand Ulrich Beck publie Risikogesellschaft, un livre qui traite la question des transformations sociales contemporaines sous le concept de risque, traduit en France quinze ans plus tard, en 2001, sous le titre La société du risque. Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Le risque est la coexistence d’un aléa et d’un enjeu. Toute situation, toute activité peut produire un événement profitable ou dommageable. Le risque est défini par la probabilité de survenue de cet événement et par l’ampleur de ses conséquences.

Il peut être appliqué à une personne, une population, des biens, l’environnement ou le milieu naturel. En termes plus simples, il s’agit de la valeur moyenne des conséquences d’événements affectés de leur probabilité. Ci est appelé valeur de l’aléa i. Le risque est donc le barycentre des événements, ou, pour prendre une métaphore tirée de la physique, il apparaît comme le centre de gravité des conséquences des événements pondérés par les probabilités d’occurrence.

La difficulté est souvent de chiffrer les probabilités pi et les conséquences Ci. Ainsi le risque est nul dans un jeu où l’on a autant de chances de gagner que de perdre. On voit que cette valeur du risque est extrêmement difficile à évaluer. Selon Georges Jousse, il est important d’en être conscient.

Nombre d’incidents sur les joints Morton-Thiokol de la navette spatiale Challenger en fonction de la température de lancement. Cela n’est pas toujours le cas. Par exemple, dans le cas des incidents sur les joints Morton Thiokol de la navette spatiale Challenger, la température extérieure au moment du lancement était répertoriée avec le nombre d’incidents. La notion de risque est à la base d’une prise de décision rationnelle : on pèse le pour et le contre d’une action, on fait un pari en connaissance de cause. On accepte donc un risque ou pas, en fonction de l’évaluation que l’on fait de la situation. Pour que la perception du risque ne soit pas entravée par ces phénomènes, il est tout à fait souhaitable que l’entreprise mette en place un dispositif de veille, de manière à détecter les signaux faibles le plus tôt possible.